Le Bac 2003 en France

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Les traditionnels sujets de philosophie étaient au rendez-vous. Les «littéraires» étaient invités à disserter sur «Le bonheur est-il affaire privée ?» ou sur «L’idée d’une liberté totale a-t-elle un sens ?» Ils pouvaient aussi choisir d’expliquer un texte de Thomas Hobbes sur le langage et la passion.

De leur côté, les «économistes» pouvaient choisir de disserter sur «Pourquoi sommes-nous sensibles à la beauté ?» ou sur «Le dialogue est-il le chemin de la vérité ?» Ils pouvaient aussi choisir d’expliquer un texte de Schopenhauer consacré à l’homme et l’histoire.

Les «scientifiques», eux, pouvaient choisir une dissertation sur «La vérité dépend-elle de nous nous ?» ou sur «Prendre conscience de soi est-ce devenir étranger à soi ?» Ils pouvaient aussi choisir d’expliquer un texte de Kant sur la paix perpétuelle.

Dans la filière «technologique», on avait le choix entre une dissertation sur le thème «Respecter la nature, est-ce renoncer à la transformer ?» ou sur le thème «L’Homme cherche-t-il toujours à connaître la vérité ?» On pouvait aussi choisir d’expliquer un texte de Jean-Jacques Rousseau sur la justice et l’égalité.

Enfin, dans la section «Arts appliqués», on pouvait disserter sur la phrase «Reconnaître le vrai, est-ce perdre sa liberté ?» ou sur «Le droit doit-il régler toutes les affaires humaines ?». On pouvait aussi expliquer un autre texte de Rousseau consacré à la nature comme maître.

A Jean Mermoz, en même temps que leurs camarades de l’hémisphère nord passaient les épreuves, les élèves de terminale ont passé un «bac blanc».

Les deux sujets de philo qui leur étaient proposés étaient les suivants :
«Peut-on dire qu’il existe une logique des évènements historiques ?» et «A quelle condition une démarche est-elle scientifique ?».

Nous avons interrogé quelques élèves pour recueillir leurs impressions.

A, élève de terminale L

J’ai pris «la démarche scientifique», j’ai trouvé que c’était un sujet classique, sans piège. Partant de la définition démarche scientifique : manière de penser, de raisonner qui présente des caractéristiques de rigueur, d’exigence et d’objectivité caractéristiques des sciences

A, élève de terminale S

J’ai pris le premier sujet, car le deuxième ne m’inspirait pas du tout. Le sens de l’histoire a toujours constitué un des grands problèmes de la philosophie. On peut aborder atomisme, structuralisme et autres courants de pensée. Le problème philosophique posé par l’histoire est de savoir si elle a un sens, une cohérence et une unité qui permettent d’en parler en évoquant l’idée d’un enchaînement logique.

D, élève de terminale S

J’ai choisi le texte, car aucun des deux sujets ne m’inspirait vraiment. J’avoue que les sujets donnés en France me plaisaient plus. J’ai essayé de structurer ma pensée, de m’appuyer aussi sur des auteurs. Mais je trouve que la philo, c’est un peu la loterie, alors on attend les notes…