Main à la pâte

imagesDevant un auditoire de représentants des écoles argentines, Jean-Luc Montés, directeur de l’école primaire du lycée, Laura Pacheco et Jean-Christophe Bénistand ont successivement pris la parole pour présenter et illustrer cette méthode d’enseignement nouvelle et percutante.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un travail en partenariat entre le lycée Jean Mermoz et les écoles bilingues en français de la ville de Buenos Aires. L’objectif premier de cette coopération, qui a commencé à se mettre en place en septembre 2001 à l’initiative du service de coopération de l’éducation de l’ambassade de France, est de permettre aux enseignants d’accéder à une formation continue et de favoriser tous types d’échanges entre ces différentes institutions.

En quoi consiste la méthode « La main à la pâte » ?

C’est en 1996, que s’est mis en place en France le programme « La main à la pâte« , une manière différente de présenter et d’aborder l’enseignement des activités scientifiques à l’école primaire – maternelle et école élémentaire-. L’éducation nationale française a décidé, en s’appuyant sur le travail et les recherches du prix Nobel de physique, Georges Charpak, de rénover son enseignement des sciences et a entrepris de former ses enseignants pour leur permettre de travailler différemment et surtout d’améliorer la qualité de leur travail.
« La main à la pâte« , même en Maternelle, est une conduite, c’est la mise en place de la démarche scientifique, dans toute sa rigueur.
Brièvement il s’agit donc que les enfants dès leur plus jeune âge soient capables :
• d’observer
• d’émettre des hypothèses
• d’expérimenter
• de constater les résultats
• d’interpréter
• de conclure.
Ce projet a en outre une forte incidence au niveau du langage puisque les élèves doivent s’exprimer et formuler leurs hypothèses le plus précisément et le plus clairement possible. Cette méthode par ailleurs conduit à se placer à l’écoute des autres, l’esprit scientifique étant d’accepter d’autres interprétations même erronées. C’est à partir d’un travail en équipe, à partir d’échanges, de ses propres erreurs, de l’erreur d’autrui, de l’erreur reconsidérée, de justifications, de vérifications, à partir de critiques, d’étonnements, de validations, de patience et de respect de l’autre que l’on arrive comme de vrais chercheurs à d’autres conclusions et à de nouvelles expériences.
Signalons en guise de conclusion que le ministère de l’éducation nationale Française a établi des accords avec sept pays pour y divulguer « La main à la pâte » ; la Belgique, le Brésil, le Maroc, la Colombie, le Canada, l’Egypte et la Chine.

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