Total se sépare de ses actifs électriques en Argentine

Fini l’électricité argentine pour Total. Le groupe énergétique français, implanté depuis 1978 dans le pays sud-américain, a annoncé la vente de ses participations dans la production d’électricité en Argentine. Il s’agit de ses 64% de Central Puerto SA., l’un des principaux générateurs thermiques argentins avec 2.165 MW (méga watts) de capacité installée, et de sa part de 41% dans Hidroélectrica Piedra de Águila, qui est un barrage hydroélectrique localisé dans la province de Neuquén d’une puissance installée de 1.400 MW.energy_photo_mouseshadows-560x400

« Fort de sa position de deuxième opérateur gazier en Argentine, Total concentrera son action dans le secteur de l’exploration-production »

indique dans un communiqué le groupe français, qui n’a pas précisé le montant de ces cessions. La société française présidée par Thierry Desmarest opère des champs en Terre de Feu (extrême-sud) et dans la région de Neuquén. Il détient aussi des intérêts dans des gazoducs desservant le marché argentin et les pays limitrophes ainsi que dans la distribution de gaz de pétrole liquéfié et de lubrifiants ainsi que dans la chimie. En 2005, sa production s’est élevée à 74.000 barils/jour équivalent pétrole.

L’année dernière, le géant pétrolier français a concrétisé un investissement de près de 500 millions de dollars avec la mise en exploitation de deux nouveaux gisements de gaz au sud de la Patagonie. Son PDG Thierry Desmarest a même rencontré en juin 2005 le président Kirchner pour marquer l’engagement du groupe en Argentine. Situés à quelques dizaines de kilomètres des côtes de Terre de Feu, les plates-formes offshore de Carna et Aries permettent au français de passer de 18% à 23% de part de marché dans la production de gaz, où il se place numéro deux derrière l’espagnol Repsol YPF. « Nous avons connu l’hyper-inflation horrible à la fin des années 80 et la crise de 2001 qui fut comme une gifle. Il a fallu faire le dos rond », nous racontait l’année dernière Mohamed Zaki, délégué-pays de Total pour l’Argentine.

« Mais dans l’exploration et la production de pétrole, nous travaillons sur des cycles d’exploitation plus longs que les cycles économiques et politiques, alors nous nous adaptons»

Avantage de Total : ne pas dépendre du marché argentin pour vendre mais de prix fixés au niveau mondial, avec un baril d’or noir flirtant actuellement avec ses plus hauts.???

Olivier Ubertalli

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