Finistère : la crêperie du bout du monde

Crêpes

Le pari était risqué : Rémi Sabot l’a fait. Il a traversé l’Atlantique pour venir faire goûter ses crêpes aux Argentins. Chanteur en France, Rémi est arrivé il y a un an en Argentine avec sa famille et son projet. Lassé de conditions qui rendaient de plus en plus difficile l’organisation des concerts, il est venu ouvrir son restaurant à Buenos Aires.

Depuis maintenant trois mois, on peut déguster ses galettes de sarrasin ou autres crêpes sucrées, au chocolat, à la confiture, au « dulce de leche »… tout y est ! Un véritable bout de Bretagne à trois « cuadras » de Córdoba et Callao.

Faire des crêpes à Buenos Aires n’est pas si facile. Techniquement, quelques petits problèmes se posent comme l’importation du sarrasin, du cidre et puis encore faut-il que les « Porteños » accrochent. Cela semble être en bonne voie. Les Argentins, avec leur naturelle curiosité, n’hésitent pas à franchir les portes du petit établissement, attirés par ces étranges « planchas » circulaires ouvertes sur la rue et la bolée de cidre offerte par le patron.

Ouvert de neuf heures à minuit, Finistère attire les gourmands du matin, satisfait les envies du midi et offre un bonus lors des soirées : Rémi à l’accordéon, Dimitri, son fils, à la guitare, jouent les grands classiques des chansons de marins. Pour les nostalgiques de la chanson française sachez que vous y entendrez toute la journée Brassens, Brel, Aznavour et tant d’autres. Plus qu’un restaurant, c’est une atmosphère peu ordinaire qui vient de naître.

Finistère, Montevideo 973
Prix: Menu à 18 pesos (galette, crêpe sucrée et boisson)

(*) N.d.l.r. : La précédente « Chez Béa » avait fermé avec le départ du pays de sa créatrice et de sa petite famille.

Jean Pousson

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