Les six « petits candidats » à la présidentielle

Ils visent tous les six, comme les cinq « principaux » candidats, la présidence de la République. Après une lutte longue et tortueuse pour certains pour réunir les 500 parrainages leur permettant de se porter candidats à l’investiture suprême, les voici à quelques jours du scrutin sur la ligne de départ à côté des 5 grands favoris.

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Mais qui sont ces « Don Quichotte » de la vie démocratique, qui à eux six réunissent moins de 10% d’intentions de vote ? (présentés par ordre alphabétique)

 

 

arthaudNathalie Arthaud (47 ans), est porte-parole de Lutte ouvrière (LO), depuis 2008. C’est elle qui a succedé à Arlette Laguiller, à la tête de LO. Nathalie Arthaud est candidate à l’élection présidentielle pour la deuxième fois. En 2012 elle avait remporté un maigre 0,56% des voix et s’était placée 9ème sur les 10 candidats au premier tour. Enseignante en activité, en économie et gestion, elle se revendique comme la seule « candidate communiste » et appelle les travailleurs à s’unir pour prendre le pouvoir.

François Asselineau

François Asselineau (59 ans), l’homme du « Frexit ». Enarque, François Asselineau est président du parti « Union Populaire Républicaine » (UPR), qu’il a fondé en 2007. Ce parti est souvent catalogué par certains observateurs comme souverainiste et conspirationniste, qualifications que recuse ènergiquement son fondateur. François Asselineau se revendique comme le seul candidat d’une réelle sortie de l’Union Européenne et de l’OTAN.

cheminadeJacques Cheminade (75 ans), Solidarité et progrès (SP), est le parti qu’il a crèè en 1996. Homme politique franco-argentin et essayiste, diplômé d’HEC et de l’ENA et ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Economie et des Finances, Jacques Cheminade est né à Buenos Aires, et se présente pour la troisième fois à l’élection présidentielle (1995, 2012 et cette année). Dès 1981 il quitte l’administration pour combattre la mondialisation financière. Il préconise la sortie de l’Europe actuelle « faite par l’argent et pour l’argent » et désire refonder une nouvelle Europe.au service de l’humanité. Il envisage également la sortie de l’OTAN.

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan (56 ans), Président de Debout la France (DLF) (depuis 2008), député de l’Essonne (depuis 1997), il est également maire de Yerres (depuis 1995). Le président du parti Debout la France, revendique l’héritage gaulliste et incarnerait la droite souverainiste. Il préconise la renégociation des traités européens, la sortie de l’OTAN et un renforcement du pouvoir militaire de la France, une politique d’immigration restrictive et une revalorisation de l’enseignement du français et de la profession d’enseignant et une baisse des impôts.

 

LassalleJean Lassalle (61 ans) Résistons ! Il est Député des Pyrénées-Atlantiques (depuis 2002) et maire de Lourdios-Ichère (depuis 1977). Technicien agricole spécialisé, il commence tôt sa carrière politique en étant élu maire à 21 ans. Vice-président du MODEM (le parti de François Bayrou), il s’en éloigne en 2012. Pour comprendre les colères des Français, il a parcouru à pied toute la France en 2015. Défenseur des territoires ruraux, il base son programme sur plus de pouvoirs aux comunes, une augmentation des nationalisations partielles, renforcer l’Europe, accélerer la transition vers les énergies renouvelables et rétablir le service militaire.

poutouphPhilippe Poutou (50 ans), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), militant du NPA (depuis 2009), Philippe Poutou est ouvrier, syndicaliste et homme politique d’extrême gauche. Déjà candidat à l’élection présidentielle de 2012, il avait recueilli 1,15 % des voix. Le NPA propose une candidature anticapitaliste en rupture totale avec « la politique professionnelle »..Le slogan de la campagne de Philippe Poutou et du NPA est : « Nos vies, pas leurs profits ». Les propositions du candidat et de son parti sont extrèmes et vont de l’abrogation de la constitution de la 5ème république, la suppression d’institutions comme le président de la république ou le sénat, l’abolition des frontières, la réquisition des secteurs-clès de l’économie jusqu’à l’instauration de la semaine officielle de travail de 32h.