Pascal Drouhaud candidat à député pour la 2ème circonscription

Pascal Drouhaud, candidat comme député aux élections législatives 2017 pour la 2ème circonscription – Amérique latine – Caraïbes – a répondu par écrit aux questions posées par Trait-d’Union. Lors de son court passage à Buenos Aires, la semaine dernière, il a, malheureusement, été impossible de concilier les agendas pour réaliser un entretien personnel.

drouhaudSpécialiste des relations internationales, Pascal Drouhaud est né (1965) à Mont-de-Marsan dans le sud-ouest. Après des études littéraires, il a débuté sa carrière dans la fonction publique au Salvador. Il a, par la suite été notamment directeur des relations internationales et des affaires européennes au sein de l’UMP (l’Union pour un mouvement populaire) entre 2002 et 2006. En 2007, il se tourne vers le privé à la direction internationale du groupe industriel Alstom comme  directeur chargé de l’Amérique latine et de l’Afrique subsaharienne, qu’il vient de quitter pour s’investir pleinement comme candidat aux élections législatives dans la 2ème circonscription des Français établis hors de France sous l’étiquette LR (Les Républicains). C’est la deuxième fois qu’il se présente, en 2012 il était arrivé second avec 46,37 % des voix.

Fin connaisseur de la région, Pascal Drouhaud a publié de nombreux articles sur la démocratisation et la situation économique de l’Amérique latine. Il a rencontré et réalisé des entretiens à d’importantes personnalités politiques internationales et écrit un ouvrage sur les FARC : « FARC : confessions d’un guérillero ».

TdU – Pouvez-vous dresser un bref portrait de vous-même et énumérer les raisons qui vous poussent à faire campagne pour être député des Français de l’étranger en Amérique latine ?

PD – J’ai toujours dans ma vie, voulu avoir la sentiment d’être utile et de défendre certains idéaux. Originaire du Sud ouest de la France, j’ai eu la chance, après des études en Lettres et Histoire, de partir travailler au Salvador en Amérique centrale. J’y ai vécu une expérience forte, pendant les années du conflit interne que connaissait alors l’Amérique centrale. C’est le Salvador et l’Amérique centrale qui m’ont donné la force de vouloir m’engager pour mon pays auprès de Jacques Chirac en 1995, défendant des valeurs qui placent au centre de tout, la liberté et le sens et la reconnaissance du mérite. Pendant plusieurs années, j’ai été en charge des relations internationales du parti présidentiel ce qui m’a permis, notamment, de nouer des liens avec les forces politiques de l’ensemble de l’Amérique latine tout en travaillant pour les Français établis hors de France.

Cette cohérence, ma passion pour l’international et mon affection pour l’Amérique latine et les Caraïbes ont guidé mes pas à partir de 2007, dans le secteur privé,  puisque j »ai rejoint jusqu’à la fin de l’année dernière, la direction internationale d’Alstom, comme Directeur pour l’Amérique latine.

Les circonscriptions des Français de l’étranger sont récentes. Elles ont été créées en 2010, et pour la première fois, les Français établis hors de France ont eu à élire leurs députés (11 circonscriptions dans le monde) en 2012. J’étais tout naturellement présent à ce rendez-vous démocratique. Depuis, je n’ai cessé de parcourir la circonscription : du Mexique à l’Argentine, du Pérou à Trinidad et Tobago, de Caracas à Port au Prince. Je n’ai cessé d’aller à la rencontre des 100.000 Français de notre circonscription. Autant vous dire que ma candidature vient de loin, puise ses racines dans une conscience gaulliste et d’engagement pour la liberté, la justice, l’équité, de l’idée que nous pouvons, dans l’effort et la volonté rompre avec une forme de déterminisme social.

TdU – Vous vous présentez sous quelle étiquette ?

PD – La réponse est simple, nette et limpide : je suis le candidat de la Droite et du Centre, investi par les Républicains depuis Juin 2016 au terme d’une élection pour laquelle j’ai obtenu 70% des voix. Et je ne cesse depuis de parcourir l’ensemble de la circonscription.

Je suis accompagné par ma suppléante Cécile Taquoi Carriço, qui réside à Rio de Janeiro.

Ma candidature est portée par la force de conviction, par beaucoup d’enthousiasme qu’illustre d’ailleurs très bien, ma suppléante, Cécile Taquoi. Cécile vient de la société civile et est Présidente de l’Association des parents d’élèves du lycée Molière de Rio de Janeiro. Elle a voulu participer à ce rendez vous démocratique pour qu’enfin, quelqu’un réponde aux nombreux besoins, de nos compatriotes établis à l’étranger.

TdU – Les mesures importantes que vous vous proposez de défendre ou de proposer pour les français de l’étranger ? 

PD – Les mesures ci-dessous ne sont qu’une partie de mon projet pour les Français d’Amérique latine – Caraïbes et pour la France. Je vous invite à consulter l’ensemble de mon programme sur mon site  www.pascaldrouhaud.fr.

Pour illustrer certains aspects importants de la vie au quotidien de nos compatriotes, je mettrai l’accent sur les points suivants :

– Je souhaite notamment, en matière de fiscalité,  supprimer la CSG-CRDS sur les revenus fonciers – nos compatriotes ont pour certains, une résidence en France taxée aujourd’hui comme s’il s’agissait d’une résidence secondaire-. Or je désirerais qu’ils puissent bénéficier pour leur résidence du statut de résidence unique, afin de mettre un terme à cette discrimination, et qu’elle ne soit pas taxée comme résidence secondaire.          

 – Sur le plan de l’éducation, je suis frappé par le nombre de Français qui éprouvent des difficultés à scolariser leurs enfants dans l’enseignement français à l’étranger en raison du système des bourses actuel. Il est absolument nécessaire de réviser les critères d’attribution des bourses pour les rendre adéquates à la réalité économique de nos compatriotes. Ce qui suppose également que nous travaillions à la restauration du budget de fonctionnement des établissements français à l’étranger au niveau de 2012.

Sur les questions socialesil est urgent de faire valider par la CFE pour chaque pays, une liste d’hôpitaux où les assurés puissent être soignés dans de bonnes conditions. Des conventions en matière sociale devront être établies. J’entends de plus contribuer à supprimer le certificat d’existence et le remplacer, comme c’est le cas en France, par une déclaration sur l’honneur. J’agirai également pour revaloriser l’allocation pour les enfants souffrant d’un handicap qui est aujourd’hui insuffisante, et dont les dossiers pour en bénéficier sont trop complexes.

 – Je défends également l’idée de créer, au niveau de l’Amérique latine, une « équipe de France  » des entrepreneurs par la mise en place d’une plateforme dématérialisée de toutes les entreprises françaises dans la circonscription faisant connaître également les offres et demandes d’emplois. Nous nous efforcerons de montrer que cela peut changer.

– Enfin, parmi ces premières mesures, en matière de citoyenneté,  il me paraît primordial de garantir à nos compatriotes de bonnes conditions d’expression de leur devoir démocratique, en généralisant le vote électronique pour toutes les élections. Le rétablissement du vote électronique me paraît être un droit pour tous nos citoyens que sont les Français établis hors de France.

TdU – Votre sentiment au sujet du vote électronique ? 

PD – Vous le savez bien, dès que le gouvernement de François Hollande a annoncé la suppression unilatérale du vote électronique, j’ai lancé une pétition pour que le rétablissement de ce vote soit effectué. Votre droit d’exercer le vote a été atteint, de manière brutale, par la suppression du vote électronique. Le rétablir contribue à rappeler à tous en métropole que les Français établis hors de France appartiennent pleinement à la Nation et doivent à ce titre pouvoir exercer pleinement leur citoyenneté. Il n’y a pas de Français de second ordre. Je ne connais que les Français de droits et de devoirs. Pouvoir exercer son droit de vote est constitutif de notre conscience de citoyen. Croyez-vous que nos compatriotes qui sont dans des provinces éloignées de la capitale le 3 juin prochain, jour du 1er tour de l’élection législative, seront satisfaits de ne pas pouvoir voter ? Peut-être n’ont-ils pas la possibilité non plus de faire établir une procuration pour ces mêmes raisons de distance.

La suppression du vote électronique a porté atteinte à la force des Français établis hors de France et je trouve cela insupportable.

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