Café-débat sur le thème de la sécurité au Centro Cultural de las Ciencias de Buenos Aires

Jeudi 31 août, a eu lieu le Café de las Ciencias sur le thème « Culture de la sécurité : face aux défis du nouveau millénaire », l’occasion d’un échange constructif entre experts et public.

Le Café de las Ciencias, organisé régulièrement au « Centro Cultural de las Ciencias » par le « Ministerio de la Ciencia » argentin et l’Ambassade de France, est un moment à la fois enrichissant et convivial au cours duquel des experts scientifiques de différentes nationalités et des membres de la société civile peuvent échanger et entamer une réflexion sur des thèmes divers en lien avec la science et la technologie.

La problématique de cette dernière édition était la « Culture de la sécurité : face aux défis du nouveau millénaire ». Les intervenants présents étaient l’argentin Jorge Walter, docteur en Sociologie du Travail et chercheur indépendant du CONICET, et le français Ivan Boissières, docteur en Sociologie des Organisations, spécialisé dans le management des organisations à risques et directeur général de l’institut français pour une Culture de la Sécurité Industrielle (ICSI). L’objectif était d’aborder le problème de la sécurité face aux nouveaux défis qui touchent de nombreux domaines quotidiens comme les technologies, la gestion des énergies, la production, les transports publics, les loisirs de masse, etc., depuis les années 2000.

Les intervenants ont ouvert le débat en revenant sur certaines grandes tragédies qui ont multiplié les défis sur les thèmes de la sécurité, tels les accidents nucléaires de Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011, l’accident de la navette spatiale Challenger en 1986, ou encore, en Argentine, l’incendie de la discothèque « República Cromañón » en 2004. Selon les experts, il est fondamental de sensibiliser  la population à la notion de risque et aider à développer une « Culture de la sécurité », comme le prône l’ICSI. Mais comment s’y prendre ? Cette question a fait l’objet d’une grande partie de la rencontre. Selon la réponse des experts, travailler uniquement sur le plan technique ne suffit pas car il faudrait combiner l’aspect régulateur de la sécurité (suivre les règles) et l’aspect proactif (prendre des initiatives en cas de situation nouvelle et former la population), tout en maintenant une culture du « peut-on mieux faire » pour ne jamais cesser de rechercher de meilleures mesures de prévention. Une autre question a retenu l’attention du  public : comment être certain que ce qui peut être fait pour optimiser la sécurité sera réellement mené à bout ? Les intervenants ont cité l’importance d’informer le public du compte rendu des « commissions d’enquête » et de réaliser des simulations de situations à risques afin de vérifier le fonctionnement des mesures de sécurité et d’évacuation dans le but de prévenir tout accident.

De nombreux autres sujets ont été abordés, les experts ont essayé d’y répondre au mieux. Ce thème de la sécurité très présent dans l’actualité à fait le succès de ce café-débat : plus d’une trentaine de personnes s’étaient déplacées et se sont exprimées en se référant à leur propre expérience.

Faustine Luneau