Agathe Cipres, du Havre à Buenos Aires en musique et chansons…

C’est à Agathe Cipres que revenait l’honneur de clore le cycle « Julio francófilo » au Congo bar,  samedi 28 juillet.

En 2010, après avoir terminé ses études, Agathe a laissé son port d’attache, Le Havre, dont Edouard Philippe en fut le maire avant de devenir le Premier ministre de notre gouvernement actuel, pour s’installer dans un autre port, celui de Buenos Aires, attirée par l’effervescence culturelle des nuits portègnes ; la « movida » comme on dit communément. On le sait, la capitale argentine attire de nombreux Français, jeunes et avides de connaître un autre pays dans lequel l’intégration est, somme toute, assez facile.

Possédant de solides bases musicales, conservatoire avec treize années d’études de trompette classique, complétées par des cours de danse contemporaine, les rencontres avec le milieu artistique et notamment musical argentin allaient de soi. Cela a commencé par le chant, puis la formation d’un premier groupe « Agathe y el Fideicomiso » qui produisit deux disques dont le second, sorti en 2014, s’intitule « A estrenar ». Lancée sur cette piste créative, Agathe s’est inscrite au conservatoire pour parfaire son chant, s’ouvrir vers la musique argentine (folklore, tango) et apprendre à jouer du piano.

Tout naturellement, la composition musicale s’est imposée en s’adossant à des textes qu’Agathe écrivait déjà depuis longtemps. Et, à partir de 2015, elle a commencé à écrire des chansons. Sans oublier son bagage musical de musique française, Agathe cherche son inspiration dans l’incroyable richesse de la musique argentine mais aussi dans l’écoute, le regard qu’elle pose sur la ville, les leitmotivs du quotidien, l’introspection enfin. Ceci aboutit à un nouveau disque en juin 2017 qui fut en très grande partie présenté samedi soir.

Accompagnée par violon, violon alto (Elis Roig) et percussions (Nacho Cortez), Agathe chante en s’accompagnant au piano. Avec une dizaine de ses compositions, elle nous emmène dans son monde où l’on retrouve sa ville natale, ses très proches, ses expériences, la France, l’Argentine…Aussi bien à l’aise en français qu’en espagnol, sa voix, profonde, n’hésite pas à aller dans les aigus. On sent le travail, la recherche, la double imprégnation culturelle, les inévitables influences comme celles de Véronique Sanson. On se laisse embarquer dans un univers doux et feutré, sans exagération, sans emphase.

Cela, c’est pour maintenant. Rien ne dit que dans six mois ce sera la même chose…   Insatiable et toujours prête à innover, Agathe regarde déjà vers l’avenir : elle enregistre de nouveaux morceaux qui seront accompagnés de vidéo clips où se mêleront danse et musique ; ses deux amours d’enfance.

Jèrôme Guillot

Agathe y el Fideicomiso  : https://agatheyelfideicomiso.bandcamp.com/album/a-estrenar

Attrape-moi : https://www.youtube.com/watch?v=JvtuPZB1wWM&t=3s

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