Marine Le Pen espère « au moins 60 députés » du Rassemblement national élus aux législatives

Marine Le Pen fixe l’objectif d’obtenir « au moins 60 députés » du RN aux législatives de juin afin d’avoir les moyens de pouvoir peser dans la future Assemblée nationale.

14 mai 2022 (Nouvelobs) : La candidate à l’élection présidentielle du Rassemblement national a ajouté qu’il n’était pas possible de conclure un accord avec le parti d’Eric Zemmour Reconquête ! à cause de « divergences stratégiques trop importantes ».

Marine Le Pen fixe l’objectif d’obtenir « au moins 60 députés » du RN aux législatives de juin afin d’avoir les moyens de pouvoir peser dans la future Assemblée nationale.

« Mon ambition, c’est d’obtenir la traduction de la présidentielle », affirme la candidate parvenue au second tour, dans un entretien à paraître samedi dans « Le Figaro ».

Notant que les électeurs RN « sont mobilisés avec le souhait d’aller voter », elle croit pouvoir « avoir de très bonnes surprises » aux scrutins des 12 et 19 juin, même s’« il est aujourd’hui très difficile d’évaluer le nombre de députés » élus.

« Il ne s’agit pas seulement d’avoir un groupe. Mais d’avoir l’intégralité des moyens qui sont mis à la disposition de l’opposition dans une démocratie vivante. Comme, par exemple, le pouvoir de saisir le Conseil constitutionnel. Ce qui veut dire au moins soixante députés », précise-t-elle.

Marine Le Pen justifie la décision de ne pas conclure d’accord avec Reconquête ! d’Eric Zemmour par des « divergences stratégiques trop importantes ».

« Trois présidentielles, c’est déjà un parcours »

« Nous avons une responsabilité historique : ne pas laisser tomber une partie des Français entre les mains des racialistes, des indigénistes et des wokistes qui expliquent à l’ouvrier au smic qu’il est un oppresseur. Nous voulons rassembler, en même temps, les électeurs du camp national, les patriotes de gauche et la droite bonapartiste. Éric Zemmour délaisse toute une partie de cet électorat à Jean-Luc Mélenchon », explique-t-elle.

« Il laisse tomber l’électorat populaire au risque de venir gonfler une vague rouge qui viendrait transformer l’Assemblée nationale en ZAD. Il a un positionnement irresponsable et n’est pas dans une position de rassemblement », selon elle.

Interrogée sur son avenir, Marine Le Pen confie que, « a priori », c’est-à-dire « sauf événement exceptionnel », elle ne sera pas de nouveau candidate à la présidentielle de 2027. « A priori, je pense que trois présidentielles, c’est déjà un parcours », ajoute-t-elle, en souhaitant « voir émerger une nouvelle élite » dans son camp.

Marine Le Pen, qui a lancé mercredi son parti dans la bataille des législatives, brigue elle-même un nouveau mandat de députée du Pas-de-Calais. Elle a prévu de sillonner sa circonscription ce week-end.

 

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