10 mars 2010 (Le Figaro): "Les commentateurs sont formidables: il y a deux ans j´étais inexistant, il y a six mois j´étais sur le point de démissionner et aujourd´hui je suis présidentiable. Tout cela n´a pas de sens", a déclaré le premier ministre mardi soir dans le journal de France 2.
Toujours haut dans les sondages alors que son camp est en mauvaise posture pour les régionales, populaire parmi les militants, le premier ministre a multiplié ces dernières semaines les meetings en province. Il a néanmoins écarté l´idée d´une candidature en 2012, dans l´hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas. "Franchement c´est une question qui ne se pose pas, que je ne me pose pas", a-t-il affirmé.
"Chaque voix va compter"
Interrogé sur le fait de savoir s´il pouvait être un "recours" pour son camp, le chef du gouvernement a répliqué : "c´est de la science-fiction. Il y a un président de la République qui a été élu pour 5 ans, j´ai largement participé à l´élaboration de son projet, je le mets en oeuvre". "J´ai été loyal au président de la République, je suis loyal au président de la République et je serai demain loyal au président de la République", a-t-il encore dit.
Alors que le chef de l´Etat a implicitement écarté aujourd´hui l´idée d´un remaniement d´importance après les régionales, François Fillon a aussi rejeté la perspective d´un "changement de cap". "Changer de cap à chaque instant ce serait l´assurance d´être inefficace et de ne pas être à la hauteur de nos responsabilités".
Il a enfin de nouveau appelé "les électeurs de la droite et du centre" à la "mobilisation", soulignant que "chaque voix va compter" et espérant des "surprises" lors du scrutin régional, dont le premier tour se tient dimanche.