Mugs, montres, pulls marins et combinaisons kaki : la Marine nationale ouvre sa première boutique à Toulon
Le port militaire du sud de la France a été choisi pour être la vitrine de la marque Marine nationale. Pulls, montres, écussons et boîtes de sardines : tout est là pour se croire matelot d’un jour.
21 avril 2026 (Le Parisien) : MN pour Marine nationale et une ancre reconnaissable entre toutes : pas de doute, nous sommes à Toulon (Var), ville de « pompons rouges », s’il en est. C’est logiquement ici, dans la partie historique de la cité, qu’a ouvert ses portes la première boutique officielle « en dur » de la Marine. Alors que le porte-avions Charles-de-Gaulle, dont c’est le port d’attache, navigue en Méditerranée orientale, la Marine française soigne son image sur la terre ferme. « C’est la première boutique physique de la marque commerciale Marine nationale, créée il y a cinq ans », a indiqué Régis Elhaouel, directeur des licences de la Marine lors de l’inauguration.
Pourquoi Toulon ? « Parce que Toulon est une ville de marins, 20 000 au total, et que c’est le plus grand port militaire de la Marine nationale », complète une porte-parole de la Marine. « C’est aussi un port civil et un port de plaisance avec des touristes nombreux qui empruntent les ferries. » La majorité des produits proposés (150 références au total) est fabriquée en France et les forces armées ont développé un partenariat avec 24 marques civiles hexagonales.
Elles fournissent porte-clés, boutons de manchettes, cravates et mugs « Made in France » destinés au grand public. Avec toujours le logo de la Marine dessus. Au rayon mode, on retrouve les traditionnelles marinières à 32 euros mais la facture grimpe pour les produits plus haut de gamme : le fameux petit pull marin pour femmes s’affiche à 175 euros, les combinaisons kaki de pilote à 219 euros, et les cabans en laine sont vendus 495 euros.
On trouve aussi des objets plus abordables, indissociables de la panoplie du marin : écussons des forces sous-marines à 7 euros, gourde à 19,50 euros ou la ceinture indispensable à tout aventurier des mers, 49 euros. « Personnellement, je suis venu pour essayer un bomber de l’aéronautique navale que j’avais repéré en vitrine », raconte Robin, en plein shopping avec sa copine. « 189 euros, je n’ai pas les moyens pour l’instant, mais je me dis que ça pourrait faire un joli cadeau pour plus tard. »
Des sardines estampillées Marine nationale
« Moi, c’est la montre Navy de Yema qui me fait de l’œil », avoue Michel, un ancien militaire qui garde un goût prononcé pour le look marin. Le panier moyen est de 130 euros, estime la Marine qui précise que les bénéfices perçus par la boutique contribueront à améliorer la qualité de vie des marins déployés sur terre, en mer ou sous l’eau. Et, pour le clin d’œil, le visiteur va même trouver, dans un coin de la boutique, un condensé de la vie à bord : boîtes de pâté Hénaff à déguster, blocs de sardines estampillées Marine nationale et, pour le dessert, des Rigolettes nantaises, sucreries du « bâchi gourmand » en bleu, blanc, rouge !
Enfin, un rayon a été aménagé pour les enfants, avec minijeux de pétanque, jeux de bataille navale en bois et une réplique en miniature d’un sous-marin nucléaire français en briques encastrables. Cette boutique toulonnaise est un test grandeur nature pour la Marine qui n’exclut pas d’ouvrir d’autres antennes en France plus tard. L’événement tombe d’ailleurs à point nommé puisque la Marine fête ses 400 ans d’existence cette année.
Diane Andrésy
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