Guillaumet à l’honneur

46Les conditions atmosphériques n’ont pas permis à deux groupes, l’un en provenance d’Argentine, l’autre du Chili, de se rencontrer, comme cela avait été prévu, le samedi 17 avril à la Laguna del Diamante (Commune de San Carlos, Province de Mendoza) où un hommage à l’aviateur Henri Guillaumet devait être rendu…

En présence de l’ambassadeur de France en Argentine, M. Francis Lott, de l’ambassadeur de France au Chili, M. Alain Le Gourrierec, du Maire de la ville de San Carlos, Mario Guiñazú, du Consul de France à Mendoza, du Conseiller culturel et du Conseiller commercial de l’Ambassade de France en Argentine, de la Directrice d’Air France pour le Cône Sud et du président de l’Amicale des anciens d’Air France en Argentine, un monument symbolisant Henri Guillaumet et comportant à sa base une plaque commémorative devait être posé sur le lieu même ou l’avion Potez 25 de l’ancien pilote de l’Aéropostale, puis à Air France, s’était posé le 13 juin 1930. Le monument, dessiné par l’architecte Graciela Ros et réalisé par l’entreprise Total, a néanmoins été temporairement installé sur territoire argentin, à 45 km de la Laguna del Diamante. Il a été dévoilé par l’Ambassadeur de France en Argentine, en l’absence du groupe chilien, au moment même où l’avion d’Air France assurant la liaison régulière Santiago du Chili-Buenos Aires passait à la verticale du lieu de la manifestation.

Sur la plaque, qui sera installée en son lieu de destination dès que les conditions atmosphériques le permettront, on peut lire, en français et en espagnol, les phrases suivantes : « En hommage au courage et à la ténacité d’Henri Guillaumet, pionnier de l’Aeropostale, qui, en ce lieu, vécut le 13 juin 1930 une extraordinaire aventure. Argentina – Chile – France, Laguna Diamante 2004”. Sur le haut de la plaque figure un dessin gravé de l’avion Potez 25 d’Henri Guillaumet.

Pris dans une tempête, Henri Guillaumet dut effectuer, le 13 juin 1930, à l’âge de 28 ans, à l’occasion d’un vol de routine Santiago-Buenos Aires, un atterrissage en catastrophe. Grâce à son habileté, le pilote français s’en sortit indemne, mais son appareil était trop endommagé pour qu’une réparation pût être tentée. Grâce à son courage et à sa ténacité et après 5 jours et 5 nuits de marche, Guillaumet put se sauver de cette mésaventure. Il eut cette célèbre réplique: « Ce que j’ai fait, aucune bête au monde ne l’aurait fait« .

Jean Mermoz, Antoine de Saint Exupery et Henri Guillaumet sont les plus connus des nombreux pilotes, mécaniciens et radios qui, parfois au prix de leur vie, ont contribué, sous la bannière de l’Aéropostale, puis, à partir de 1933, sous celle d’Air France, à défricher les lignes aériennes d’Amérique du Sud et, plus spécialement « La Ligne » reliant Santiago du Chili, Buenos Aires et Rio de Janeiro à la France, l’Europe et l’Afrique.