Sous la griffe d’une parisienne

Le meilleur et le pire.

« Anatomie d‘une chute »

On se dit et on est content : chouette – cocorico, un film français Palme d’Or à Cannes et on se dit et on est content : chouette – cocorico, le même film en compète aux Oscars !

On est prêt à siffloter la Marseillaise !

On s’installe confort. dans de beaux fauteuils d‘un super cinoche, avec clim. et popcorn et on attend, heureux et on se dit l’Art est la fenêtre du meilleur genre.

Premiers plans : de la neige, dixième plan : encore de la neige, on se dit chouette ça rafraîchit !

Enfin commence l’histoire : Daniel, 11 ans, malvoyant, découvre dans la neige au pied du chalet où il vit, le corps de son père. C’est l’histoire d’un procès et l’analyse d‘un couple, à travers les soupçons portés sur la mère. Et voilà !

Et à partir de là, commence l’anatomie de 2h30 de blablatudes, d’un film sans émotions, où tout est moche, grotesque, redondant, jusqu’à l’image. Où la comédienne principale, très berlinoise, me fait autant d’effet qu’une saucisse-salade congelée. Les comédiens ne sont pas mauvais et je salue leur courage de s’enfiler tant de texte pour traduire et incarner si peu !

Voyage d ‘une diarrhée verbale, au pays de la cinématographie.

Je vois la salle se vider peu à peu, bien avant la fin de ce long long métrage. A l’évidence nous sommes quelques-uns à partager le même sentiment sur ce que je pourrais qualifier de téléfilm pour France 2 Télévision …

Cannes : j‘ai adoré Titane, j‘ai adoré Parasite, j‘ai adoré découvrir La Dolce Vita, Apocalypse Now, Le Guépard et tant d’autres merveilles du septième art … du Grand Art !

Mais là je me dis que nous vivons un sérieux problème de décadence, de décomposition du goût, d’esthétisme, de dramaturgie, d‘envol, d’‘exigence …un problème sociétal où on essaie même de nous faire passer un groupe de barbares terroristes pour des agneaux et où les agressés deviennent les nouveaux SS

Mais là, pardon je m’éloigne du sujet …mais peut-être pas tant que ça.

Heu …Palme d’or à Cannes ?  Oui mais avec comme président du jury un Ruben Östlund…tout s‘explique.

Et comme actuellement NO HAY PLATA, gardez le pour courir applaudir SALVAJADA, au théâtre Metropolitano, dont la dramaturgie est signée par Mauricio Kartun. Une pièce sur la différence et les stigmates qui en découlent : savons-nous qui on est ? Comment la maltraitance peut induire la violence ?

Une œuvre très argentine où comédiens et scénographie sont formidables.

Et même si parfois les codes m’ont manqué, parce que l’action se passe dans la jungle de Misiones avec quelque dialecte régional, donc vraiment très loin de Palermo, je me suis régalée !

Et que vivent les salles pleines !

A bientôt

 

@LOCURADEALEX


 

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