“Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées” : Marine Le Pen affirme ne “pas avoir peur” du jugement à venir
Invitée mercredi de LCI, la patronne du groupe RN à l’Assemblée est revenue sur la prochaine décision de la cour d’appel, qui tranchera le 7 juillet sur son éligibilité en 2027.
2 juillet 2026 (Le Figaro) : Qu’en sera-t-il ? À six jours de la décision de la cour d’appel de Paris, qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à l’élection présidentielle, Marine Le Pen a affirmé mercredi dans un entretien à LCI qu’elle n’a «pas peur» du jugement à venir. «Quoi qu’il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées», a ajouté la chef de file des députés Rassemblement national (RN), dans un extrait diffusé au journal de 20H00 de TF1.
Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate (pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens) Marine Le Pen saura le 7 juillet si cette sanction est confirmée en appel. Trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100.000 euros ont également été requis à son encontre.
«Ça ne dépend plus de moi»
Toute peine d’inéligibilité supérieure à deux ans l’empêcherait de se présenter à la présidentielle, auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti à cette élection. «Ça ne dépend plus de moi», a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant sa sérénité. «La peur est un sentiment qui ne m’est pas familier. Quand on mène un combat comme je l’ai mené, et comme je continue à le mener, et comme je continuerai quoi qu’il arrive à le mener, la peur n’a pas sa place», a déclaré celle qui a déjà promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella dans tous les cas de figure.
Tout en affichant la «résilience» de celle qui en a vu d’autres : «J’ai la peau un petit peu dure, donc si quelqu’un cherche à me tuer, il a intérêt à avoir une lame bien aiguisée». Bravache, elle se dit «calme et sereine» à l’approche du verdict. «La peur est un sentiment qui ne m’est pas familier. Quand on mène un combat comme je l’ai mené (…) et comme je continuerai quoi qu’il arrive à le mener, la peur n’a pas sa place».
De toute façon Jordan Bardella se tient prêt à prendre la relève, avec «la force et le souffle de sa jeunesse». Y compris si elle devait être placée sous bracelet électronique. Une contrainte dissuasive à ses yeux : «S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible». Car du haut de sa triple expérience en la matière, elle considère que «quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements» et qu’elle ne peut pas «dépendre d’un magistrat pour (l’) autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont».
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