« Depuis ma fenêtre, je voyais la Tour Eiffel ! »

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Qu’est-ce qu’il t’était demandé pour pouvoir réaliser cet échange en France ?

Il n’y avait pas, et il n’y a toujours pas, beaucoup de conditions requises. Il faut avoir commencé le cycle professionnel de la carrière, c’est-à-dire être au minimum en troisième année, et avoir une moyenne supérieure à 7 (sur 10). Le niveau de langue exigé est fixé par l’université d´accueil, et il se trouve que Dauphine n’avait aucune exigence. Heureusement, parce que mon niveau de français était assez faible avant de partir.

Pourquoi as-tu choisi la France ?

En fait, je ne dirais pas que j’ai choisi la France. J’ai choisi Paris. En Amérique latine, Paris est une ville mythique, une référence au niveau culturel. Il y a aussi deux choses dans ma vie qui m’ont toujours donné envie de connaître cette ville : une cassette que ma mère mettait en boucle dans la voiture, avec la chanson Aux Champs-Elysées, de Joe Dassin, et un livre, mon préféré, Rayuela de Julio Cortázar. Personne ne peut ne pas vouloir vivre un moment de sa vie à Paris après avoir lu ce livre.

Au niveau pratique, ça a été difficile de trouver un appartement à louer ?

Uff…Trouver un appartement à Paris est vraiment une tâche compliquée. Ça demande beaucoup de temps et de recherches. Et j’ai eu de la chance ! Grâce à un ami français que j’ai rencontré ici à Buenos Aires, j’ai obtenu le contact d’une Parisienne très sympa qui m’a loué un tout petit appart sous les toits (21m2). Je te raconte le meilleur ? Je vivais à cinq minutes de la fac, dans le 16ème arrondissement, au 19 de l’avenue d´Eylau. Depuis ma fenêtre, je voyais la Tour Eiffel. Pas mal, non ?

Comment juges-tu ton expérience parisienne ?

Très productive, à tous les niveaux. Il me serait compliqué de trouver un aspect négatif, hormis peut-être l’humeur qu’ont souvent les Parisiens, mais rien de grave. C’est très intéressant de découvrir un système d’éducation basé sur des conceptions totalement différentes. Avoir étudié à Paris Dauphine m’a fait valoriser davantage la qualité, et surtout le format d’enseignement en Argentine, et en particulier à l’UBA. Avoir vécu en France est sans doute la meilleure expérience que j’ai connue.

Comment as-tu financé cet échange universitaire ?

L’UBA propose plusieurs systèmes de bourse pour aller étudier à l’étranger, mais il a y très peu de places et les conditions requises sont très exigeantes. Personnellement, j’ai eu la chance de compter sur le soutien financier de ma famille qui m’a permis de compléter les économies que j’avais faites pour couvrir le coût important qu’a représenté cet échange.

Propos recueillis par Léo Ruiz

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