Gyula Kosice

Mercredi dernier 25 mai, jour anniversaire de la « Revolución de Mayo » argentine, Gyula Kosice quittait cette terre à l’âge de 92 ans.

2561635Kosice artiste plastique et poète était né en Hongrie en 1924 et avait émigré avec sa famille vers l’Argentine en 1928. Le grand rêveur qu’il était avait été le créateur des « ciudades hidroespaciales », -une idée d’urbanisme spatial basée sur un concept de villes suspendues dans l’espace grâce à un système hydraulique générateur d’énergie- une solution selon lui pour palier la surpopulation de notre planète. Kosice, également sculpteur, est l’un des précurseurs de l’art d’avant-garde cinétique lumineux ; son nom reste lié à la création du mouvement artistique Madi (1946), dont il a d’ailleurs écrit le manifeste, qui propose l’articulation de l’art avec la science et la technologie.

Reconnu au niveau mondial, beaucoup de ses œuvres se trouvent dans les grands musées internationaux, il avait reçu Trait-d’Union dans son musée personnel en septembre 2011 (lire l’article). Affectivement très lié à notre pays où il avait séjourné en 1957 grâce à une bourse, Kosice nous avait confié que son vœu le plus cher était de pouvoir, de son vivant, assister à une rétrospective de son œuvre au centre Pompidou. Le destin l’a exaucé et en 2013, une salle entière du prestigieux musée lui fut consacrée dans le cadre de l’exposition « Modernités plurielles 1905-1970 ». Il avait d’ailleurs à l’occasion fait don au Pompidou des œuvres exposées.

 

Partager sur