Visite de Jean-Luc Mélenchon à Cristina Kirchner

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de « La France Insoumise », a, au cours de sa visite effectuée dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, rencontré mercredi dernier l’ancienne présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner.

Au terme de cette réunion qui a eu lieu au siège de l' »Instituto Patria »,-où la candidate à la vice-présidence a actuellement son bureau-, le député français a publié sur son compte Twitter un message critiquant la politique du président Mauricio Macri, de même que celle d’Emmanuel Macron. “Le FMI de Christine Lagarde a prêté à son pays (l’Argentine) en trois ans, cinq fois plus que pendant tout le reste de son histoire sans aucune sanction du parlement. Macri, Macron : deux monarques présidentiels. Même risque”, a-t-il écrit.

Mélenchon a ensuite donné une conférence à l' »Universidad Nacional de Lanús », dans la banlieue de Buenos Aires, au cours de laquelle il a répété ses critiques sur le FMI. Selon le site franceinfo.fr, le leader de la France Insoumise aurait dit que « La responsabilité particulière du Fonds Monétaire International (FMI), dont 61% des engagements sont argentins, ce qui représente une proportion absolument illégal… ». “La personne qui a autorisé cela, c’est Madame Lagarde. Avoir comme présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) quelqu’un qui a accordé des crédits sans garantie et sans vote d’un parlement, va quand même poser quelques problèmes éthiques et politiques en Europe, et à nous les Français en particulier”, a-t-il conclu. L’ »Universidad Nacional de Lanús l’a nommé professeur honoraire, interprétant que Mélenchon dénonce « les secteurs du pouvoir dans son pays pour les pillages auxquels ils soumettent leur société, dilapident les efforts des travailleurs et condamnent la population de la cinquième puissance économique mondiale à une misère croissante et au recul de toutes les conquêtes sociales obtenues au cours d’un siècle et demi d’histoire”.

Mélenchon a terminé son court séjour dans le pays en rencontrant Estela Barnes de Carlotto, présidente de l’ »Asociación de las Abuelas de Plaza de Mayo », association qui lutte pour que les enfants soustraits à leurs parents, lors de la dernière dictature militaire, puissent retrouver leur famille d’origine.

Ana Bormida

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