« Los que fui »

Une aventure de traduction sur Henri Michaux dans les jardins du musée Sívori, jeudi 5 décembre à 18h.

Rarement la traduction aura donné lieu à un spectacle aussi complet. Dans le cadre de la traduction des œuvres d’Henri Michaux, le « ciclo Alta Traición », Ariel Dilon, Paraíso Ediciones et Insula Editora, organisent dans les jardins du musée Sívori une grande rencontre autour de l’artiste. Cette dernière se composera d’un mélange de traductions, de lectures, de musique, de performances, de compositions et d’illumination des jardins. Claudio Peña jouera en avant-première son œuvre « Caligramas para saxo y cello » une création musicale inspirée par Henri Michaux, avec Camilla Nebbia au saxo et Claudio Peñac.

Rappelons que Henri Michaux (1899-1984) est un écrivain, poète et peintre d’origine belge d’expression française naturalisé français en 1955. Travaillant notamment à Paris, il se lie rapidement avec les poètes et artistes de la capitale. En 1936, il voyage en Uruguay avec le poète Jules Supervielle puis à Buenos Aires pour le Congrès International du Pen Club International. Au cours de ce voyage, Michaux rencontre Susana Soca, femme de lettres uruguayenne avec qui il sera très lié. Il retrouve également Victoria Ocampo. Outre les textes purement poétiques, il rédige des carnets de voyages réels (Ecuador en 1929, Un barbare en Asie en 1933) ou imaginaires (Ailleurs – 1948) ainsi que des récits de ses expériences avec les drogues d’un point de vue médical et artistique.

Le refus de l’esthétique surréaliste témoigne du style particulier de l’auteur : il ne souhaite pas se placer sous l’égide d’un groupe ou d’un courant littéraire proclamé. Au contraire, Michaux conduira sa poétique seul, n’ayant de cesse de chercher la « langue immédiate, simple ‘mimique’, transversale à tous les moyens d’expression » parfois inventant des mots, posant indirectement aujourd’hui la question d’une traduction de ses œuvres.

Parallèlement à l’écriture, dès 1925, il commence à s’intéresser à la peinture et à tous les arts graphiques en général. Exposé pour la première fois en 1937, il ne cesse ensuite de travailler, au point même que sa production graphique prend en partie le pas sur sa production écrite. Il s’intéresse également à la calligraphie qu’il utilisera dans nombre de ses œuvres.

Dans les jardins du musée Sívori, Avenida Infanta Isabel 555, CABA

Partager sur