Babilou s’installe en Argentine sous le nom de Diálogos

L’égalité hommes-femmes n’est toujours pas un acquis définitif même si cette revendication devient de plus en plus un leitmotiv dans notre société actuelle. Cela reste un grand défi en matière de droits fondamentaux, particulièrement par rapport à l’égalité des femmes dans le monde du travail.

Comment concilier horaires de travail, poursuite d’une carrière professionnelle et soins et éducation des enfants ? C’est le choix auquel toute femme se voit tôt ou tard confrontée si elle devient mère.

C’est aux Etats-Unis, en 1971, qu’un jugement historique de la renommée Ruth Bader Ginsburg posa le premier jalon de la reconnaissance des droits de conges de « maternité » tant pour les femmes que pour les hommes, avec le cas célèbre d’un homme resté veuf avec un nouveau-né auquel avait été refusé le droit à un congé de « paternité ». Depuis lors, la législation a progressé et, dans de nombreux pays, les congés de maternité et de paternité sont équitablement reconnus.

Pour qu’il y ait une égalité de possibilités de développement des femmes et des hommes dans le monde du travail, la garde des jeunes enfants est un important facteur, dont il faut tenir compte.

Une réglementation qui s’est longtemps fait attendre

Le gouvernement argentin a récemment réglementé l’article 179 de la loi Nº 26844 sur le contrat de travail de 1974.

L’article précise que les établissements employant 100 personnes ou plus devaient offrir des espaces de garde pour les enfants de leur personnel de 45 jours à 3 ans, pendant la journée de travail.

La norme précise que les employeurs peuvent prévoir la création d’espaces de soins collectifs au sein d’un même parc industriel, ou du lieu de travail et qu’ils peuvent sous-traiter la mise en place de ces espaces de soins. Une autre option prévoit le paiement d’une somme d’argent -hors salaire- à titre de remboursement des frais de garde d’enfants, contre la présentation d’une facture d’une institution reconnue et dûment habilitée.

Trait-d’Union a eu l’occasion d’assister à l’inauguration d’une belle crèche, réalisée par une entreprise française, récemment débarquée en Argentine.

Le directeur général du groupe Babilou  Xavier Ouvrard et Isabel Segovia, directrice générale pour l’Amérique latine, se sont spécialement déplacés pour cette inauguration.

Xavier Ouvrard raconte : « En 2003, Rodolphe Carle et son frère Edouard constatent que la France manquait de solutions d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans, alors même que la dynamique des naissances et le taux d’emploi des femmes figuraient parmi les plus élevés d’Europe, ils s’engagent alors à trouver une solution. L’aventure familiale Babilou était née. Elle deviendra une réussite entrepreneuriale à la française et le leader des crèches d’entreprises en France. Une crèche ce n’est pas une consigne pour déposer des enfants, c’est surtout une opportunité pour favoriser la stimulation et l’apprentissage des tout petits. L’éducation et l’accueil en collectivité permettent de lutter contre les inégalités dès le plus jeune âge et favorisent l’épanouissement social. À l’écoute des besoins des familles, nous avons peu à peu poli notre expertise pour offrir de nouvelles offres aux parents : par exemple une plateforme pour l’équilibre des temps de vie de tous les salariés, parents ou non. Elle regroupe un contenu pratique, des outils et des services mis à disposition par l’employeur. De la petite enfance au soutien aux salariés nous accompagnons, aujourd’hui, les salariés à chaque étape de leur vie. »

Forte de son expérience française, l’aventure familiale Babilou s’est exportée à l’international dès 2014. C’est en Europe que Babilou Family s’est d’abord implantée. Outre plusieurs pays européens – France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Suisse, Pays-Bas- on la retrouve aussi en Asie Mineure à Dubaï, Abu Dhabi, en Inde, à Singapour, et dans les Amériques aux Etats-Unis, en Colombie et maintenant en Argentine.

X.O. : Comme j’ai longtemps vécu ici et qu’une de mes filles est argentine, j’ai voulu renouer de forts liens affectifs, la présence de Babilou dans ce pays est pour moi l’occasion de rétribuer tout le bonheur que nous avons emmagasiné ici.

Isabel Segovia enchaîne  » J’ai commencé à faire partie de la famille Babilou à partir de notre entreprise familiale Origami à Bogotá en Colombie. Notre croissance et notre compréhension du projet global m’ont faite désignée PDG pour l’Amérique latine et c’est ainsi que j’entreprends le défi de grandir en Argentine à partir de Diálogos nouvelle recrue du groupe Babilou. Dans chaque pays, nous respectons le nom original de la crèche qui s’intègre au réseau en lui transmettant notre expertise, notamment dans la formation des RRHH et de l’environnement où évoluent les enfants. Un lieu très soigné avec tous les éléments nécessaires, un personnel qualifié avec une formation d’éducatrices, ce qui nous distingue des autres jardins maternels. Nous sommes très fiers de cette nouvelle crèche que nous inaugurons aujourd’hui avec les standards Babilou Europe, États-Unis et Asie « .

Diálogos à Buenos Aires compte déjà trois crèches ouvertes à la communauté et six crèches d’entreprises installées dans le même immeuble où travaille le personnel : parmi leurs clients de grandes entreprises et de gros laboratoires.

« Polo Dot » est la première crèche de Diálogos ouverte à la communauté dans la ville de Buenos Aires. Elle reçoit de 7 à 19 heures, du lundi au vendredi jusqu’à 200 petits enfants de 45 jours à 5 ans, dans plusieurs salles parfaitement équipées pour chaque âge, confies aux soins de plus de quarante éducatrices. Parmi les petits assistants plus d’une vingtaine sont du quartier.

Le jour de la belle inauguration de cette crèche, se trouvaient aux côtés des directeurs du groupe Babilou, les responsable locales de Diálogos, Carolina Pasquotto et Lorena Schiavino, les entrepreneurs Eduardo Elsztain directeur de IRSA, propriétaire de l’édifice, un responsable du groupe Mercado Libre qui a cru au projet dès le début et a acheté un quota de places pour les enfants de ses employés, Elias Halperin, le premier créateur de Diálogos, le personnel et les responsables de la gestion quotidienne des crèches. Les parents et leurs enfants avaient tout spécialement été invités.

L’animation pensée pour les petits mais particulièrement appréciée aussi par les adultes a, grâce à l’expérience de la marionnettiste bien connue Elena Santa Cruz, apporté une touche de magie et beaucoup de poésie à la réunion.

Une des interventions de l’un des orateurs pourrait servir de titre à ce projet : “Si les adultes sont tranquilles, les enfants peuvent s’épanouir en liberté”…et on pourrait paraphraser “Si les enfants sont bien gardés, les parents peuvent travailler tranquilles”.

 

Patricia Pellegrini
Crédit photos : Patricia Pellegrini

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