Sous la griffe d’une parisienne
Alex voyage mais elle a le temps d’écrire sa rubrique !
Paris sous 40 °
La fête du cinéma… à 5 euros l’entrée avec climatisation en cadeau, OUF.
La venue de l’avenir
Je pensais qu‘avec un titre pareil, Klapisch allait nous livrer un regard acéré, une utopie lucide, un frisson d‘époque, un futur néo-romantique, quelque chose qui allait m’emporter, me faire oublier le chaos ambiant et la chaleur africaine.
L’affiche est plus que séduisante, autant que le titre.
Malheureusement, l’avenir n’est jamais venu, il s’est perdu en chemin. Il a pris un TER pour Limoges, s’est endormi dans un wagon vide, bercé par un scénario insipide.
Le film est censé raconter une histoire d‘héritage.
En réalité, c’est une tentative laborieuse pour greffer un micro-drame familial sur une trame anorexique. La “tata au chapeau du temps de Monet” qui livre ses secrets et sa demeure à ses héritiers.
Tout est tiré par les cheveux. La transmission et le reste.
Tout est d’une mollesse générale. Bref 2 heures d‘un ennui crépusculaire.
Le seul héritage est celui du népotisme : la fille de Lindon et Kiberlain, qui traîne son nom comme un sac Vuitton vide.
En se défendant dans la presse de tout favoritisme.
Bien sûr !
Que de la sueur, du travail et de la persévérance. Crocs et griffes.
Bien sûr !
Elle joue dit-on. Alors je n‘ai rien vu.
Coté casting tout le monde semble sous lexomil.
Des comédiens sous anxiolytiques fixent la caméra comme on fixe un vide abyssal de sens.
Un banc de filets de soles aurait apporté plus d’intensité dramatique.
Un aquarium aurait suffi.
On aurait au moins essuyé une larme maritime.
Et Klapisch dans tout ça ?
Lui qui savait capter la Vie, l’Élan, l’Époque, nous sert un gloubi-boulga existentiel filmé avec la ferveur Power Point du CNED.
Quand on a plus rien à dire, on filme un verre de coca ou sa table basse, pas un long métrage. Avec une foultitude d’acteurs, méritants qui auraient oublié leur talent en route.
Bref un film qui n‘a de bien que son affiche. Et encore, elle aurait mérité un autre film.
Klapisch, sérieusement, La venue de l’Avenir, était censée être une promesse… pas une punition.
A bientôt,
@locuradealex
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