La Pléiade de l’été : Alexandre Dumas, roi des page-turners ?
L’entrée dans la célèbre collection du “cycle des Valois” est l’occasion de redécouvrir ces trois livres publiés quand l’écrivain était au sommet.
21 juillet 2026 (L’Express) : Dumas n’en finit plus d’être réhabilité. Il y a eu la nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires avec un casting cinq étoiles, et surtout le carton de l’adaptation du Comte de Monte-Cristo avec Pierre Niney. Puis Adélaïde de Clermont-Tonnerre a touché un large public avec Je voulais vivre (prix Renaudot 2025) dont l’héroïne n’était autre que Milady de Winter. Voilà que la Pléiade réunit en deux volumes et plus de 2 700 pages de papier bible le “cycle des Valois” (soit La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq). De quoi s’occuper intelligemment jusqu’à la rentrée…
Tout commence en 1844. Dumas, 42 ans, est une star des lettres – Les Trois Mousquetaires vient de faire un tabac, et Le Comte de Monte-Cristo démarre aussi bien. Soutenu par son fidèle Maquet, le bourreau de travail décide de creuser le sillon du roman-feuilleton historique. Période choisie cette fois-ci ? La cour des derniers Valois. Mettant en scène Catherine de Médicis et ses enfants Charles IX, Henri III et Marguerite (la reine Margot), la saga publiée de 1845 à 1848 nous replonge dans le contexte houleux des guerres de religion, dans les années 1570-1580. Si relire Dumas est toujours un plaisir, on conseille aux curieux de se pencher également sur l’appareil critique de cette édition : cela nous rappelle que les critiques du XIXe ne ménageaient pas l’écrivain, accusé de produire de la littérature commerciale. Si ces grincheux avaient connu l’ère Freida McFadden ils auraient moins fait la fine bouche…
La Reine Margot – La Dame de Monsoreau – Les Quarante-cinq par Alexandre Dumas. La Pléiade/Gallimard, coffret deux volumes, 2 720 p., 136 €.
