Plus d’un jeune sur 10 a des “difficultés en lecture” et 6 % sont illettrés, selon une étude

Les garçons, les moins diplômés et les territoires d’Outre-mer et du nord de la France sont les plus concernés par ces chiffres.

20 octobre 2026 (Le Figaro) : Plus d’un jeune sur 10 présente des «difficultés en lecture » et 6 % sont illettrés, selon une étude, publiée ce 16 octobre, fondée sur les résultats de la Journée défense et citoyenneté de 2025, qui pointe également que les filles ont de meilleurs résultats que les garçons.

«En 2025, 14 % des jeunes participant à la Journée défense et citoyenneté (JDC) présentent des difficultés en lecture», «6 % peuvent être considérés en situation d’illettrisme» et «10 % des jeunes ont une maîtrise fragile» de la lecture, résume le service statistique du ministère de l’Éducation nationale (Depp) dans une note.

Sept jeunes sur 10 sont considérés comme des «lecteurs efficaces»

En 2025, 785 600 jeunes Français, âgés de 17 à 18 ans dans 92 % des cas, ont participé au test de lecture lors de la JDC, qui comprend plusieurs épreuves : automaticité de la lecture, connaissances lexicales et compréhension de textes. Au total, 6 % des participants sont sortis du système éducatif sans diplôme plus élevé que le brevet, à la fin de la 3e, et présentent plus de lacunes que les autres : 37 % d’entre eux ont des difficultés de lecture et 19 % sont illettrés.

La part des jeunes qui ont du mal à lire est également plus importante dans les Outre-mer (52 % à Mayotte), en Seine-Saint-Denis (19 %) et dans la moitié nord du pays, comme dans l’Aisne (19 %), les Ardennes (16 %) ou la Somme (17 %).

L’étude rappelle par ailleurs que plus les jeunes ont un niveau d’études élevé, moins ils ont du mal à lire. Chez ceux qui n’ont pas dépassé le brevet des collèges, ils sont un sur deux à avoir des difficultés. Ils sont un tiers parmi ceux qui ont un CAP ou BEP et 5 % chez ceux qui suivent des études générales ou technologiques au lycée ou des études supérieures.

Les difficultés de lecture touchent davantage les garçons (16 %) que les filles (12 %), ce qui s’explique, selon la Depp, par le fait que les filles préparent plus souvent un baccalauréat général ou technologique (72 % d’entre elles) que les garçons (61 %).

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