“La faillite de l’État” : Marlène Schiappa raille les recommandations du préfet de police de Paris aux commerçants

La femme politique était l’invitée de Cyril Hanouna sur le plateau de “Tout beau tout neuf”. L’animateur l’a questionnée sur la situation actuelle de la France depuis les violences urbaines du 17 octobre.

23 octobre 2026 (Le Figaro) : Depuis plusieurs jours, plusieurs villes de France multiplient les couvre-feux, interdictions de manifestations et autres mesures préventives pour se prémunir d’une recrudescence de la violence urbaine. Ces pillages et ces sévices – principalement survenus durant le week-end des 17 et 18 octobre – font craindre de nouveaux actes de violence lors de la manifestation prévue ce 24 octobre.

Si le parcours a été validé par la préfecture de Paris, la lettre a été communiquée une lettre provoquant un tollé. Elle encourageait la présence «d’agents de sécurité privés»  pour se protéger. Une situation qui a inspiré l’émission «Tout beau tout neuf». Ce jeudi 22 octobre, Cyril Hanouna  s’est saisi du sujet pour questionner ses chroniqueurs autour de la table : «Les commerçants s’arment pour se défendre, est-ce que ça vous choque ?»

Et Valérie Benaïm d’avancer son point de vue : «Je pense qu’un casseur aura plus peur d’un commerçant aidé d’amis, peut-être, dont ce n’est pas leur métier et qui, dans la panique, peuvent avoir un coup malheureux, plutôt qu’un policier dont c’est le métier.» Une opinion abondée par Marlène Schiappa, invitée exceptionnelle du talk-show. «Le gars n’est pas identifiable. Même si tu le filmes, il n’a pas d’IGPN, il n’a rien», a-t-elle justifié prenant la défense des commerçants armés.

Et de poursuivre plus largement : «Habituellement je défends le président. Mais là, ce qui s’est passé [les violences urbaines depuis le 17 octobre] c’est la faillite de l’État, c’est la faillite du gouvernement. C’est complètement scandaleux, on a peur.» L’ancienne ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la Citoyenneté a partagé son état d’esprit durant le week-end dernier. «Ma fille travaillait dimanche soir, elle est hôtesse d’armes pour payer ses études. Franchement, j’avais peur. Elle était à côté des Champs-Élysées. Je voyais à la télé des hordes qui continuaient à piller. […] Franchement, j’étais terrorisée», a-t-elle confié avant d’expliquer que son cas n’était pas isolé : «Plein de parents sont comme moi aujourd’hui. Il y a les commerçants qui ont tout perdu, mais aussi des gens qui disent qu’on ne peut pas laisser nos enfants sortir. […] C’est la fin du pacte républicain, du pacte social. On paye des impôts pourquoi ? Pour avoir une école, un hôpital qui fonctionne et des forces de l’ordre. Les forces de l’ordre font partie de l’ordre républicain, justement pour éviter les milices privées. Si on en vient à ce que le préfet conseille des milices privées, les conséquences vont être dramatiques pour nous tous.»

Mathilde Seifert

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