Visite à Buenos Aires de la sénatrice Mélanie Vogel

La jeune sénatrice Mélanie Vogel, a aimablement reçu le Trait d’Union, au cours de son séjour éclair à Buenos Aires. Mélanie a 39 ans et est sénatrice depuis 2021.

Notre jeune élue est née à Marseille et a fait ses études à l’institut de Sciences Politiques de Toulouse complété par un master à Sc Po Paris, suivi d’un autre master au Collège de Bruges, l’Institut supérieur d’études européennes. Comme tous les étudiants de Sc. Po, elle a dû effectuer une année de mobilité à l’étranger qu’elle a passé, en 2006, dans l’antenne chilienne d’Amnesty international. Elle a rapidement commencé à militer dans les rangs écologistes ; après une année à Paris elle a réalisé un stage au parlement européen et y est restée. Elle s’est spécialisée dans les problématiques écologistes et de 2014 à 2021 a été conseillère pour toutes les questions européennes d’environnement, ainsi que les droits des citoyens. En 2021 on lui suggère de se présenter au Sénat comme sénatrice des Français de l’étranger : tout à fait logique, elle habite Bruxelles depuis des années. Elue, en mème temps que les autres 12 sénateurs des Français de l’étranger par les quelques 440 conseillers représentant les Français de l’étranger de par le monde, elle intègre le Sénat. Pour information, rappelons que les 348 sénateurs qui conforment cette deuxième chambre du parlement, sont élus au suffrage universel indirect pour un mandat de 6 ans ; ils représentent les collectivités territoriales et au même titre que les députés votent les lois et contrôlent l’action du gouvernement. Cette chambre d’élus est, on le sait, assez conservatrice et composée en grande proportion d’hommes ; les jeunes élus de moins de 40 ans ne représentent que moins de 2% du total de sénateurs. C’est dire qu’être femme et jeune ne représente pas le meilleur des atouts dans un milieu très structuré et pas toujours ouvert aux dernières idées novatrices.

Mélanie Vogel intègre le bloc de sa famille politique les écologistes et elle doit faire face, aidée par sa petite équipe de 3 collaborateurs, a beaucoup de travail. Elle intègre deux commissions permanentes :  la commission des lois (commission des lois constitutionnelles, du suffrage universel, du règlement et de l’administration générales) un domaine très large et la commission de la délégation sénatoriale à la prospective. Elle est également impliquée dans le groupe d’études -statut, rôle et place des Français établis hors de France-, dont elle est vice-présidente. Elle reconnaît que ses années passées au parlement européen, où toute proposition n’aboutit qu’au terme de négociations “serrées”, l’ont particulièrement préparée à suivre et faire accepter les dossiers sur lesquels elle travaille auprès d’interlocuteurs durs à convaincre, comme le sont les sénateurs chevronnés qu’elle côtoie.  Parmi les grands sujets qui la motivent particulièrement, il y a bien sûr tout ce qui touche au domaine de l’écologie qui, selon son constat est bien en deçà des grandes prises de position : investissements pauvres dans les énergies renouvelables, objectifs non respectés…tout est à revoir et à reformuler. Elle milite activement pour les droits des femmes, dont celui à l’avortement et pour les droits des minorités, celle, par exemple des groupes L-G-B-T-H. Elle confie aussi qu’un projet lui tient spécialement à cœur :  “la réforme du vote en France”. Elle rêve, dit-elle, de réorganisation démocratique en faisant adopter le vote proportionnel :  une pratique électorale plus juste, comme elle est d’ailleurs pratiquée dans presque tous les pays européens. Enfin pour clore ce bref tour d’horizon touchant à ses projets politiques, elle énonce son souhait de faire évoluer la législation sur les pratiques bancaires des Français établis hors de France et ce faisant leur permettre d’ouvrir des comptes bancaires en France et pouvoir en faire usage sans obstacle.

Au cours de ses trois journées passées à Buenos Aires, accompagnée d’un de ses collaborateurs et du référent local de son parti, le conseiller Jérôme Guillot. Mélanie a pu prendre contact avec la communauté française. Elle a visité le lycée Mermoz, une réserve écologique, elle a été reçue par le collectif Solidaires et les représentants de sa famille politique “Ecologie -les Verts”, et a rencontré, vendredi 30 août, les représentants d’un grand nombre d’associations à l’Alliance française, réunion qui s’est terminée par une sympathique réception, offerte par le Consul Patrick Renard dans le salon doré de l’Alliance.

Vendredi 30 août, la sénatrice venait de Santiago du Chili, après 3 jours à Buenos Aires ; mardi 3 septembre à l’aube elle prenait le buquebus pour Montevideo, où elle ne restera pas plus de trois jours, probablement, avant de s’envoler pour Rio de Janeiro.
Les voyages de nos parlementaires peuvent peut-être, sur le papier, faire rêver, mais lorsque l’on détaille leur emploi du temps, on peut arriver à deviner que leurs déplacements sont loin de ressembler à des voyages de loisirs…

 

Propos recueillis par Sophie Veber et Marie-Françoise Mounier-Arana


 

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