Emmanuel Macron choisit Pierre Coppey comme Contrôleur général des lieux de privation de liberté

L’ancien président de Vinci Autoroutes, qui avait quitté ce poste en novembre 2024, reprend cette fonction occupée durant six ans par Dominique Simonnot.

15 octobre 2026 (Le Figaro) : Un profil consensuel pour une fonction sous pression. Ce mercredi, Emmanuel Macron a nommé Pierre Coppey à la tête du Contrôleur Général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Né le 22 mai 1963 à Nancy, ce dernier est essentiellement connu pour avoir été le président de Vinci Autoroutes jusqu’en novembre 2024. Il est désormais à la retraite, mais il est réputé très engagé dans le monde associatif puisque dès les années 90, il est entré comme bénévole chez Aurore, une association dévolue à la réinsertion dont il est devenu président en 2000. Au départ focalisée sur la réinsertion des détenus, cette dernière a élargi son spectre à celle sociale mais aussi à l’hébergement, au soin, et à l’accès au travail.

Un homme «très attaché à la dignité humaine»

Cette nomination tranche avec le choix précédent, celui de Dominique Simonnot, personnalité très clivante sur le plan idéologique et redoutée d’un milieu pénitentiaire sous pression, faisant face à la surpopulation carcérale et à des conditions de détention dégradées.

«Ce poste peut être aussi un lieu d’où l’on co-construit, sans se limiter à la simple dénonciation», détaille une source qui se félicite que cet ancien ingénieur soit un homme «très attaché à la dignité humaine».

Le CGLPL veille au respect des droits fondamentaux dans plus de 5 000 lieux de privation de liberté en France (prisons, centres de rétention administrative, locaux de garde à vue, hôpitaux psychiatriques).

Paule Gonzalès

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