Présentation du livre “La negación del olvido”

La fondation CADAL (Centro para la Apertura y el Desarrollo de América Latina) et l’Ambassade de France en Argentine publient en espagnol les actes du colloque de Paris de 1981 consacrés aux disparitions forcées sous la dictature des militaires.

À l’occasion de la journée internationale des victimes de disparitions forcées, le 30 août, l’Ambassade de France en Argentine et le CADAL ont présenté à Buenos Aires La negación del olvido, traduction en espagnol de Le refus de l’oubli, un ouvrage consacré au colloque de Paris de 1981. L’ouvrage rassemble une cinquantaine de témoignages de personnalités engagées d’Argentine, de France et de plusieurs pays d’Amérique latine et d’Europe.

Thomas Napolitano, Premier conseiller de l’ambassade de France en Argentine, a introduit la rencontre, présentée entre autres par Juliette Dumont, Mónica Zweig et Horacio Ravenna. La publication entend faire revivre un moment fondateur de la mobilisation internationale contre les disparitions forcées, alors que cette pratique constituait une réalité particulièrement dramatique en Amérique latine, et notamment en Argentine.

Dans la préface de l’ouvrage, l’ambassadeur de France Romain Nadal insiste sur la portée actuelle de cette réédition en espagnol. Pour lui, traduire ces archives ne revient pas simplement à publier un document historique, il s’agit de « faire revivre un moment où la mémoire, le droit et la solidarité internationale se sont joints pour donner naissance à un concept juridique qui protège aujourd’hui des milliers de victimes à travers le monde ». Il souligne ainsi la nécessité de transmettre aux nouvelles générations un héritage de vigilance, de solidarité et de justice.

L’ambassadeur a également replacé cette initiative dans le cadre des actions menées par l’ambassade à l’occasion du 50e anniversaire du coup d’État de 1976, évoquant notamment sa récente visite au site de mémoire de La Perla, à Cordoba, où l’équipe argentine d’anthropologie médico-légale a identifié 29 victimes de la dictature. Il a salué le travail de l’EAAF (Equipo Argentino de Antropología Forense), notamment l’identification de deux victimes françaises, Yves Domergue et Léonie Duquet. Il a rappelé à ce sujet que la légion d’honneur avait été remise le 25 août dernier à Luis Fondebrider, cofondateur de l’EAAF.

Les participants ont salué la volonté des deux pays de ne pas oublier les années difficiles et compliquées de la dictature et ses crimes nombreux.

 

 

 

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