“Quand un maire trahit sa charge…” : Éric Ciotti demande la “révocation” de Bally Bagayoko

L’édile de Nice estime que son homologue insoumis de Saint-Denis “incite et attise la violence”. Présent à la manifestation parisienne ce mercredi, ce dernier a invité les lycéens à rester “unis et non-violents”.

7 octobre 2026 (Le Parisien) : « Il incite et attise la violence, alors qu’il est officier de police judiciaire et le représentant de l’État » : Éric Ciotti a demandé ce mardi la « révocation » par le Conseil des ministres de Bally Bagayoko, le maire insoumis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qu’il accuse « d’attiser la violence » dans le cadre du mouvement de blocage des lycées.

Interrogé par CNews, le maire de Nice (Alpes-Maritimes) souligne que cette instance a la « faculté » de prendre ce genre de mesure « quand un maire trahit sa charge ». Selon l’allié du Rassemblement national (RN), si LFI arrivait au pouvoir, « nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire ».

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a saisi la semaine dernière la justice contre Bally Bagayoko pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit ».

Soutenant les lycéens mobilisés, l’édile insoumis avait estimé la semaine dernière que « la violence, à un moment donné, peut être légitime ». « Mais chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux », avait-il aussitôt nuancé.

« Ne cédez à aucune provocation »

Ce mercredi, Bally Bagayoko se trouvait aux côtés des lycéens dans le cortège parisien. « J’ai été témoin d’un usage totalement disproportionné de la force face à des jeunes qui demandent simplement à être entendus, a-t-il écrit sur X. J’interpelle le ministre de l’Intérieur : les consignes doivent être revues d’urgence avant qu’un drame ne survienne. Aux jeunes mobilisés : vos revendications sont justes. Continuez à vous organiser et à faire entendre votre voix. Mais ne cédez à aucune provocation. Restez unis et non-violents ! »

Éric Ciotti a également eu un mot pour le Premier ministre, disant avoir douté « de la sincérité de la colère de M. Lecornu cet après-midi » à l’Assemblée nationale, où il a condamné les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute « répression policière ».

« Sur le fond, il a totalement raison, mais on ne peut pas avoir un double discours. On ne peut pas dénoncer LFI après les élections et s’allier avec eux aux élections », a affirmé le député des Alpes-Maritimes, en allusion au barrage républicain contre le RN lors des législatives anticipées de 2024.

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