Mobilisation des lycéens : Sébastien Lecornu annonce une suspension des cours en fin de semaine pour “un temps de démocratie interne”
Face à l’acte III de la mobilisation lycéenne organisée ce mardi, le chef du gouvernement a pris la parole à l’Assemblée nationale. Il appelle la classe politique à “faire corps” avec les fonctionnaires touchés par ces violences.
7 octobre 2026 (Le Figaro) : Face à la mobilisation lycéenne, dont l’acte III a lieu mardi 6 octobre, Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours au lycée en fin de semaine pour organiser un «temps de démocratie interne» avec les élèves qui manifestaient à nouveau mardi pour réclamer des moyens supplémentaires pour leurs établissements.
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray «a décidé de libérer du temps. Dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d’avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée», a affirmé le premier ministre devant l’Assemblée nationale.
«Brûler un lycée n’améliore pas la situation»
«On ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence», a cependant affirmé Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale en appelant la classe politique à «faire corps» avec les fonctionnaires touchés par ces violences.
«Dans une démocratie qui fonctionne, la responsabilité individuelle des individus, des citoyens, y compris des mineurs, existe», «brûler un lycée n’améliore pas la situation bâtimentaire des lycées», «lyncher un professeur n’améliore pas le taux de remplacement des professeurs», a déclaré le premier ministre, lors de la séance des questions au gouvernement. «Il n’y a pas de service public dans la République sans que la classe politique ne fasse corps derrière» les fonctionnaires, a-t-il ajouté, en jugeant «pas acceptable» qu’il y ait «une banalisation de cette violence contre les personnels de l’éducation nationale».
Le «projet politique de bordeliser le pays»
Le premier ministre a également eu des mots pour la gauche radicale qu’il accuse d’avoir le «projet politique de bordeliser le pays» avant la présidentielle. Parler d’«instructions politiques de répression policière» contre les manifestations de lycéens est un «mensonge», a assuré mardi le premier ministre Sébastien Lecornu, qui a évoqué des «accidents» et reproché à La France insoumise de «souffle(r) sur les braises».
«Est-ce que, dans une manœuvre aussi sensible d’ordre public, des accidents peuvent arriver? La réponse est oui. Et je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violences policières. Violences policières suggérerait qu’il y ait des instructions politiques de répression policière. C’est faux, c’est un mensonge et c’est jeter l’opprobre sur la police de la République», a déclaré Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale.
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