Prix Médicis 2026 : 18 romans français et 17 romans étrangers dans la première liste
Il était revenu à Emmanuel Carrère et à son magistral “Kolkhoze” en 2025. Qui pour lui succéder ?
12 septembre 2026 (Nouvelobs) : L’année dernière, on sentait bien que les grands prix d’automne allaient se partager entre Laurent Mauvignier, Nathacha Appanah et Emmanuel Carrère − gagné, ils furent respectivement prix Goncourt, prix Femina et prix Médicis. Cette fois, c’est une autre paire de manches et une rentrée qu’on appelle « ouverte ». Selon nos calculs d’apothicaire, c’est Thélyson Orélien qui, avec son premier roman « C’était ça ou mourir », est le favori de la saison. Avec cette nomination au prix Médicis annoncée ce vendredi 11 septembre, il est retenu sur cinq listes prestigieuses en tout (Goncourt, Renaudot, Femina, Décembre). Manifestement, les jurés ne lui ont pas fait payer la déconfiture au sein de sa maison d’édition, Grasset. Multi-remarquées elles aussi, Anne Godard, Emma Marsantes et Lucie Rico font figure de candidates solides. Et notons l’appétence du prix Médicis pour les primo-romancières, comme Lucie Bérard − joli coup pour Les Intranquilles, éditeur fraîchement apparu de la cuisse de Stock qui place deux bouquins −, Daria Marx ou Sarah Tadlaoui.
Côté étrangers, un titre brille d’un éclat particulier : « Baignade surveillée », retour de la grande écrivaine américaine Laura Kasischke après plus de dix ans d’absence. Un superbe roman sur les conséquences de la noyade d’un enfant sur une famille et toute une communauté dans les années 1960.
La deuxième sélection du prix Médicis sera annoncée jeudi 15 octobre. Et pour savoir qui succède à Emmanuel Carrère, récompensé en 2025 pour « Kolkhoze », à Nina Allan et Péter Nádas pour la littérature étrangère et Fabrice Gabriel pour l’essai, rendez-vous au restaurant La Méditerranée lundi 2 novembre.
Les 18 romans français en lice pour le prix Médicis 2026
- « Décolorer sa fille », par Lucie Bérard (Les Intranquilles)
- « Minotaure », par Boris Bergmann (Albin Michel)
- « Bonne figure », par Simon Chevrier (Les Intranquilles)
- « Darya et Dounya », par Diaty Diallo (Seuil, Fiction et Cie)
- « Rochebrune », par Sophie Divry (Actes Sud)
- « Nous aussi », par Anne Godard (Actes Sud)
- « Après Mireille », par Robin Josserand (Mercure de France)
- « Septentrionale », par Karim Kattan (Elyzad)
- « N’efface pas mes cercles », par Emma Marsantes (Verdier)
- « Tuer le vieux », par Daria Marx (Flammarion)
- « C’était ça, ou mourir », par Thélyson Orélien (Grasset)
- « Vivre sans bonheur et n’en point dépérir », par Véronique Ovaldé (Flammarion)
- « Les Ombres de l’exil », par Jeanne Pham Tran (Mercure de France)
- « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? », par Lucie Rico (P.O.L)
- « Le dernier présage de Victoria Woodhull », par Maxim Schwartz (Philippe Rey)
- « Glissando », par Anne-Sophie Subilia (Zoé)
- « Croire au code », par Sarah Tadlaoui (Héloïse d’Ormesson)
- « Grandes lignes », par Philippe Vasset (Flammarion)
Les 17 romans étrangers en lice pour le prix Médicis 2026
- « Déclin et fascination », par Eva Baltasar, traduit du catalan par Annie Bats (Verdier)
- « Camping », par Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar (Editions des Syrtes)
- « Les Porteuses d’eau », par Sasha Bonét, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Le Plouhinec (Les Léonides)
- « L’Heure violette », par Sergio del Molino, traduit de l’espagnol (Espagne) par Reyes Roher (Editions du Sous -Sol)
- « Hilda Bustamante revient », par Salomé Esper, traduit de l’espagnol (Argentine) par Hélène Serrano (Aux Forges de Vulcain)
- « Baignade surveillée », par Laura Kasischke, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy (Gallimard)
- « La Maison d’été », par Masashi Matsuie, traduit du japonais par Déborah Piérret-Watanabe (Editions du Sous-Sol)
- « Le soir où Bobby n’est pas venu jouer », par Mayra Montero, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis (Métailié)
- « Caesaria », par Hanna Nordenhök, traduit du suédois par Marina Heide (Cambourakis)
- « Ligne de feu », par Arturo Pérez-Reverte, traduit de l’espagnol (Espagne) par Gabriel Iaculli (Gallimard)
- « L’Inéquilibre », par Alcide Pierantozzi, traduit de l’italien par Lise Chapuis (Gallimard)
- « Dernier spécimen connu », par Maria Reva, traduit de l’anglais (Canada) par Nathalie Bru (Dalva)
- « Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé », par Michele Ruol, traduit de l’italien par Paolo Bellomo avec le concours de Cécile Raulet (Le Tripode)
- « La Rue », par Robert Seethaler, traduit de l’allemand (Autriche) par Elisabeth Landes (Sabine Wespieser)
- « Mille choses », par Juan Tallón, traduit de l’espagnol (Espagne) par Julia Chardavoine (Le bruit du monde)
- « Piège à miel », par Imani Thompson, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Clément Baude (Mercure de France)
- « Les Noms de Feliza », par Juan Gabriel Vásquez, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon (Seuil)
A noter : Le jury, présidé par Pascale Roze, est composé de Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne F. Garréta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Alain Veinstein.
A noter encore : la plupart de ces livres ont été ou seront prochainement chroniqués dans les pages littéraires du « Nouvel Obs » et sur BibliObs. Et les dernières nouvelles des prix littéraires se trouvent là.
