Mobilisation du 17 octobre : Gilets jaunes, syndicats, lycéens… ce que l’on sait des rassemblements prévus samedi

Face à la hausse des prix, les appels à la mobilisation inondent les réseaux sociaux. Les syndicats demandent une convergence des mouvements.

15 octobre 2026 (Le Parisien) : Unis contre « la vie chère », plusieurs syndicats appellent à la mobilisation et à une convergence des mouvements. Depuis la rentrée, les appels à manifester le samedi 17 octobre pullulent sur les réseaux sociaux, une date qui coïncide avec le premier jour des vacances de la Toussaint. La hausse des prix, notamment du carburant, est l’une des raisons de la mobilisation prévue à la fin de la semaine.

Une date fixée bien avant la mobilisation des lycéens. L’appel spontané a circulé sur les réseaux sociaux jusqu’à en faire un effet boule de neige.

Des Gilets jaunes veulent se retrouver sur les Champs

L’origine de cet appel souvent attribué aux Gilets jaunes provient en réalité du compte Tik Tok « V2 », la page d’un jeune homme qui ne se revendique pas du mouvement émergé en 2018. Dans une vidéo, il exprimait son mécontentement face à la hausse des prix sans s’apparenter à un quelconque mouvement politique. « Donc rien qui émane de nous », appuie Jérôme Rodrigues, « Gilet jaune » historique.

Ce mercredi après-midi, la figure des Gilets jaunes Sophie Tissier a annoncé aux médias avoir demandé à la préfecture de police de Paris la tenue d’une manifestation qui se tiendrait sur le rond-point de l’Étoile et l’avenue des Champs-Élysées (VIIIe arrondissement) jusqu’au rond-point des Champs-Élysées, ce samedi de 10 heures à 19 heures.

En soutien des lycéens et étudiants

Une mobilisation qui aura comme objet notamment de « (soutenir) les revendications des lycéens et étudiants mobilisés » mais aussi de « (convoquer) une assemblée constituante à l’Assemblée nationale afin de changer la constitution actuelle obsolète et viciée, dans le but d’établir une nouvelle Constitution garantissant la séparation réelle des pouvoirs », écrit-elle, assurant vouloir conduire « une manifestation pacifique comptant sur la disponibilité des forces de l’ordre pour garantir la sécurité du cortège qui pourra circuler librement sur l’ensemble du lieu déclaré ».

Reste à savoir quelle sera la réponse apportée par la préfecture de police, qui avait interdit la semaine dernière la tenue d’une manifestation demandée par le syndicat des Gilets jaunes au niveau du rond-point des Champs-Élysées.

La CGT en soutien

Toujours est-il qu’une mobilisation aura bien lieu samedi. Plusieurs syndicats lycéens et étudiants se sont greffés au mouvement. L’Union étudiante affirme auprès du Parisien se mobiliser samedi prochain pour revendiquer les « dix mesures d’urgence, à appliquer immédiatement ». Parmi les réclamations figurent notamment la rénovation des établissements scolaires, l’embauche de personnels éducatifs.

Un maillage de syndicats s’est joint au mouvement. La CGT soutient la journée d’action autour du pouvoir d’achat « partout où les conditions seront réunies », a affirmé sur LCI sa secrétaire générale, Sophie Binet.

Une situation incertaine pour les transports en commun

Contrairement à ce qui était annoncé initialement, les compagnies aériennes ne devraient pas être perturbées. Les syndicats de personnels navigants avaient déposé un préavis de grève nationale de cinq jours, du 17 octobre au 21 octobre, avant de le suspendre. Il s’agissait du seul préavis officiellement déposé dans le secteur des transports. Cela concernait les pilotes, les hôtesses et stewards pour protester contre la réforme du cumul emploi-retraite. Les revendications ne portaient pas sur la crise des carburants.

Quant à la situation pour le transport ferroviaire, elle reste incertaine. La SNCF affirme auprès du Parisien ne pas avoir de renseignements à ce sujet « pour le moment » et aucune grève nationale n’est confirmée à ce stade. Concernant les transports publics franciliens, la RATP mentionne également ne pas pouvoir répondre à ce stade, les préavis de grève étant souvent présentés deux jours en amont de la date fixée.

Contactée, la préfecture de Police de Paris n’a pas souhaité communiquer pour le moment.

Eugénie Decommer et F.G.

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