Colère lycéenne : près de 8 000 personnes interpellées et 2 735 poursuivies
L’essentiel des individus arrêtés sont mineurs, d’après les données communiquées ce mercredi par le ministère de la Justice.
15 octobre 2026 (Le Parisien) : Le bilan grossit de jour en jour. Presque un mois après le début de la mobilisation des lycéens pour de meilleures conditions d’éducation, parfois émaillée de violences et de dégradations, le ministère de la Justice recense ce mercredi, à 17 heures, 7 950 gardes à vue.
85 % des personnes arrêtées sont mineures, soit 6 773 individus, et 15 % sont majeures (1 177 personnes). On ignore la proportion de lycéens et d’étudiants – également mobilisés – parmi les interpellés, ainsi que les motifs majoritaires d’interpellation.
Le nombre de déferrements avancé par la Chancellerie est de 2 545. Le total de poursuites est légèrement plus élevé. Il est estimé à 2 735, soit environ 32 % des interpellations. 2 190 individus (80 %) poursuivis sont mineurs.
2 225 autres personnes sont concernées par des alternatives aux poursuites : avertissements pénaux probatoires, réparations pénales, interdictions de paraître, travail non rémunéré en pré-sentenciel, classements sous conditions, etc. Là encore, les mineurs sont surreprésentés : 1 999.
16 % interpellations classées sans suite
Un peu moins de 16 % des placements en garde à vue ont en revanche abouti à un classement sans suite. 1 080 des 1 263 personnes concernées sont âgées de moins de 18 ans, selon les données du ministère de la Justice.
Une plus infime proportion des interpellations (26 sur 7 950) a mené à des placements en détention provisoire. Cette fois, les majeurs (17, soit 65 %) sont majoritaires.
Mardi, les autorités totalisaient depuis le début du mouvement plus de 200 lycéens blessés, certains gravement, ainsi qu’environ 800 policiers et gendarmes, et 147 personnels de l’Éducation nationale. Le nombre d’enquêtes ouvertes par l’IGPN, la « police des polices », est lui aussi particulièrement élevé : 36.
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