“Il n’est pas anormal de faire appel à un effort des retraités” pour le prochain budget, soutient le ministre du Travail
S’il estime que faire contribuer les retraités “n’est pas une bonne idée”, Jean-Pierre Farandou reconnaît que cela pourrait constituer une “nécessité” alors que le gouvernement est à la recherche de 30 milliards d’économies.
15 septembre 2026 (Le Figaro) : Après le ministre des Comptes publics David Amiel et le ministre de l’Économie Roland Lescure, c’est au tour du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou d’ouvrir la porte à des économies sur les retraites, alors que l’échéance du budget se rapproche. Interviewé ce dimanche 13 septembre sur Europe 1 et CNews, l’ancien président de la SNCF a déclaré qu’il n’était «pas anormal, pas illogique, de faire appel à un effort des retraités».
S’il estime que faire contribuer ces derniers «n’est pas une bonne idée», Jean-Pierre Farandou reconnaît que cela pourrait constituer une «nécessité», alors que le gouvernement recherche 30 milliards d’euros d’économies, selon Roland Lescure, interviewé ce samedi par Le Parisien .
Concernant les mesures concrètes qui seront mises en œuvre pour atteindre un tel objectif, le ministre du Travail n’a rien dévoilé de la copie prévue par le gouvernement, se contentant d’ajouter qu’il fallait «déterminer quels retraités et quelle nature d’effort». La désindexation des pensions de retraite sur l’inflation, piste avancée vendredi dernier par David Amiel, ne semble pas convaincre le ministre du Travail. «La désindexation, je n’aime pas», a-t-il affirmé, avant de préciser : «Qu’on soit très clair, aucune retraite ne sera réduite l’année prochaine. On parle de combien on réévalue».
Plutôt qu’un ajustement automatique des pensions sur l’inflation, le ministre du Travail préférerait d’ailleurs «traiter justement la revalorisation des retraites comme les salaires par une négociation annuelle de revalorisation», tout en assurant que «la responsabilité resterait à l’État». Une piste qu’il souhaite «mettre au débat». Le gouvernement a jusqu’au 6 octobre pour déposer le projet de loi de finances (PLF) au Parlement.
Martin Hézode
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