Alcool et tabac : 12 mesures présentées par la Ligue contre le cancer pour “rendre notre politique anti-cancer plus efficace”

Quatre cancers sur dix seraient évitables en améliorant nos comportements et nos modes de vie. L’association énumère plusieurs mesures pour améliorer la politique de lutte contre le cancer.

17 octobre 2026 (Le Parisien) : Douze propositions pour réduire le risque de cancer. La Ligue contre le cancer propose ce vendredi une liste de mesures concrètes « pour rendre notre politique anti-cancer plus efficace », comme le dit l’association ce vendredi sur son site.

L’augmentation du nombre de cas de cancer est constante. Plus de 433 000 nouveaux cas ont ainsi été recensés en 2023, selon l’Institut national du cancer. « Tabac, alcool, obésité, sédentarité, inactivité physique, alimentation déséquilibrée, autant de facteurs de risque évitables encore trop fréquents qui entraînent chaque année trop de cas de cancers », mentionne l’institut dans un rapport publié en juin 2025.

La Ligue contre le cancer affirme que quatre cancers sur dix seraient évitables en adaptant les comportements et modes de vie. À six mois du premier tour de l’élection présidentielle, elle adresse aux candidats une énumération des « causes évitables ». Les objectifs fixés par le plan d’action mené par l’État et coordonné par l’Institut national du cancer, Stratégie décennale 2021-2030, « restent insuffisants », indique l’association.

« L’alcool est dangereux pour la santé »

Placée en première position, l’interdiction de la vente de tabac pour les personnes nées après 2014 s’ancre dans les mesures de prévention. Au même titre que la réécriture du message d’information sur l’alcool sur les publicités. Il ne s’agit plus de mentionner que « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » mais que « l’alcool est dangereux pour la santé ». Une mesure déjà imposée en Belgique en mars dernier.

L’association plaide pour rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score « sur l’ensemble des produits alimentaires emballés » et « intégrer les aliments ultratransformés dans sa méthodologie ». La part des cancers attribuable à une alimentation déséquilibrée est de 5,4 %, informe le réseau Nutrition Activité physique Cancer Recherche (NACRe).

La prévention, « une priorité nationale »

Pour réduire les inégalités, une mesure préconise l’interdiction des dépassements d’honoraires « pour tous les actes prescrits à la suite d’une participation aux dépistages organisés du cancer du sein, du côlon et du col de l’utérus ». Une femme sur deux réalise sa mammographie de contrôle entre 50 et 74 ans. À noter que dans les déserts médicaux, les dépassements sont fréquents.

La prévention devrait être « une priorité nationale », argue l’association, tout en soulignant également que la lutte contre le cancer est conditionnée par « des choix politiques ». Les conséquences sanitaires devraient être « au cœur des politiques publiques ».

Eugénie Decommer

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