Présidentielle 2027 : Zemmour devant Le Pen, bataille entre Mélenchon et Jadot… que disaient les sondages six mois avant le premier tour en 2022 ?

Il y a cinq ans, certains sondages publiés début octobre 2021 qualifiaient le patron de Reconquête au second tour de l’élection présidentielle, éliminant ainsi Marine Le Pen.

17 octobre 2026 (Le Parisien) : Trois pour un fauteuil. Les récents sondages publiés ces derniers jours laissent présager d’une lutte à trois entre Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe pour l’accession au second tour de l’élection présidentielle 2027 face à Marine Le Pen, qui les devance largement dans tous les cas de figure.

Un sondage OpinionWay pour Les Échos publié ce jeudi 15 octobre place même les trois candidats à égalité avec 15 % des intentions de vote, loin derrière la députée RN du Pas-de-Calais (35 %).

Mais à six mois du premier tour, ces enquêtes ne sont qu’une photographie à l’instant T de l’opinion et n’ont aucune valeur prédictive. D’ici le premier tour le 18 avril 2027, la campagne peut encore évoluer, comme ce fut le cas en 2022 et lors des précédentes élections.

Il y a cinq ans, les sondages publiés en octobre 2021 ne donnaient pas le bon ordre d’arrivée des candidats, ni leur score.

Ainsi, une enquête de l’Ipsos réalisée entre le 7 et 13 octobre plaçait Éric Zemmour à égalité avec Marine Le Pen à 16 %, derrière Emmanuel Macron (25,5 %) et devant Valérie Pécresse (10 %), Yannick Jadot (9,5 %) et Jean-Luc Mélenchon (8 %).

Un autre sondage mené par Harris Interactive une semaine plus tard donnait même le patron de Reconquête ! devant la candidate du Rassemblent national, avec 17 % des intentions de vote contre 16 % pour la députée du Pas-de-Calais.

D’autres sondages plaçaient correctement Marine Le Pen devant Éric Zemmour, mais avec un faible écart d’un à trois points selon les instituts. Six mois plus tard, elle se qualifiait pour le second tour avec 23,15 % des voix, loin devant l’ancien journaliste et ses 7,07 %.

Macron correctement placé en tête

À gauche aussi, l’ordre d’arrivée annoncé en octobre n’a pas été celui réalisé en avril. Jean-Luc Mélenchon était donné tantôt au coude-à-coude Yannick Jadot, tantôt derrière l’écologiste, entre 8 et 11 %, mais l’Insoumis l’a finalement largement distancé (21,95 % contre 4,63 %).

Quant à Anne Hidalgo, elle était sondée entre 5 et 6,5 % selon les instituts. La maire de Paris terminera la campagne présidentielle avec le pire score de l’histoire du PS : 1,75 %.

Seul point où les sondages ne se sont pas trompés : ils plaçaient tous Emmanuel Macron en première position, avec un score assez proche de son résultat final (27,85 %) : 25,5 % pour l’Ipsos, 24 % pour l’Ifop, 25 % pour Harris Interactive.

Les sondeurs ont aussi vu juste sur le résultat du duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Mi-octobre, le président sortant était donné gagnant dans les sondages avec 54 à 56 % des intentions de vote. Il remportera l’élection avec 58,55 % des voix.

Ariel Guez

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