Plaza de Mayo, le soir d’un dimanche 23 octobre

 

Elections présidentielles argentines du 23 octobre 2011 : Critina Fernandez de Kirchner élue avec 54% des suffrages

cristinaComme le prévoyaient les sondages, Cristina Fernández de Kirchner a remporté haut la main les élections présidentielles argentines. Et comme on l’attendait aussi, cette victoire s’est scellée dès le 1er tour. Les près de 54 % de suffrages recueillis par la présidente sortante ont ainsi permis au « Frente para la victoria » de devancer de 37 points le « Frente amplio progresista » du candidat Hermes Binner.

Alors, la victoire du dimanche 23 octobre 2011 est-elle aussi « historique » que le clament les partisans « K » ? Difficile d’en juger quand on n’a qu’une connaissance très lointaine de l’histoire argentine et du contexte politique actuel…

Ciment d’une cohésion nationale pour les uns, populisme pour d’autres, le kirchnérisme version Cristina a célébré, le soir même de l’élection, sa nouvelle victoire sur la « Plaza de Mayo ». Il l’a fait d’une manière qui n’a pas manqué d’interpeller le profane français arrivé il y a peu dans la capitale porteña. Interpellé, il l’a été notamment par la force des termes employés pour qualifier la victoire : « Patrie », « Drapeau », « une place récupérée par la jeunesse »… De même, l’annonce de la victoire de ce « proyecto nacional  » avant la fin du dépouillement a pu en surprendre plus d’un. Pourtant, si l’issue du vote était proclamée dès 20h30 sur la « Plaza de Mayo », c’est bien que le score provisoire ne laissait place à aucun retournement de situation. Dans cette soirée festive où la prohibition d’alcool du week-end avait bien pris fin, les partisans de Cristina et autres « soldados del pingüino » (surnom du défunt et ex-président Nestor Kirchner) pouvaient s’en donner à cœur joie. Au sein de cette marée « blanca y celeste », voir autant de jeunes lever le drapeau national et fêter un évènement politique pouvait frapper l’observateur venu d’ailleurs. Une jeunesse dite « péroniste » venue célébrer le résultat de l’élection en imitant avec la même ferveur les danses et chants que l’on retrouve plutôt dans les stades de foot ou dans un concert de « L’Indio Solari » !

Au cours de cette gigantesque fête populaire, où « choripán » et « fernet » étaient bien évidemment de la partie, on retrouvait également une multitude de familles venues au grand complet. De nombreux enfants, perchés sur les épaules de leur père, agitant fièrement leur drapeau, se laissaient éblouir par le feu d’artifice déployé au-dessus de la « Casa Rosada » illuminée…une ambiance festive, « bon enfant » !

Fabien Palem